Comprendre l'humain,  L'ego, ce vieil ami

Pourquoi on ne trouve pas le bonheur en tournant le dos à son ego ?

(Suite du post d’hier qui expliquait pourquoi devenir riche et/ou célèbre ne rendra jamais quelqu’un heureux).

Quand on a identifié que notre ego nous rend malheureux, on cherche à s’en débarrasser. On travaille sur nous pour faire en sorte d’identifier notre ego pour se libérer de ses effets… etc, etc. (Je résume pour faire très court.)

Sauf que :

La fuite de l’ego, c’est aussi de l’ego

C’est paradoxalement la plus belle mise en abîme qui soit à mon sens !

L’ego se fuit lui-même car il se déteste (en gros, c’est son paramétrage de base).

Comme à un moment donné il comprend qu’il est lui-même la cause de ses problèmes (parce qu’il est quand même pas con), il va chercher à se fuir lui-même. Et ça c’est ce qu’on fait dans les milieux spirituels (Encore une fois je résume pour faire très court.)

Pour dire ça autrement, pourquoi la fuite de l’ego est toujours de l’ego : parce que la fuite de l’ego est ce qui représente l’opposé de l’ego, dans le système défini à partir d’oppositions dans lequel évolue le mental humain. Mais du coup on est toujours dans le même système : celui des opposés, des contraires. On est dans la dualité. C’est ça la dualité.

L’ego appartient à la dualité

La réponse à la question du bonheur ne peut pas se trouver dans ce référentiel-là. Les problèmes de l’ego ne trouvent pas de solution dans ce référentiel-là. Ce sera toujours le serpent qui se mord la queue. Ça correspond à cette célèbre citation d’Einstein : “Aucun problème ne peut être résolu sans changer le niveau de conscience qui l’a engendré” : on ne résout pas un problème engendré par l’ego avec l’ego. Il n’a pas cette capacité de se résoudre lui-même.

Pour trouver la clé, ce n’est pas au niveau de l’ego que ça se passe. C’est là où le mental humain trouve sa limite car il ne peut pas se représenter ça. Il n’est pas paramétré pour ça. Il est paramétré pour fonctionner dans un système défini par les oppositions. C’est tout.

Le vrai travail

Mais on peut l’aider à accepter ce qui n’est pas compréhensible pour lui à cause de ses propres limites. On peut changer de mode de pensée. Et ça c’est concomitant avec le fait de devenir qui on est vraiment au-delà du monde des oppositions dans lequel on baigne aujourd’hui.

Et c’est seulement là que le vrai travail commence. Celui qui mène à la libération.

Dernière chose qu’il me parait important de préciser ici :

Le mot ego est employé à toutes les sauces (par moi y compris pour simplifier le propos), mais un jour, il y a VRAIMENT besoin de se pencher sur ce qu’il y a dedans. Car c’est un mélange de plein de choses, et tant qu’on fait pas la différence entre toutes ces choses, on reste le jouet de notre “ego”, parce qu’on ne peut pas toutes les traiter de la même façon, ça ne peut pas fonctionner. Et c’est cette ignorance-là qui nous perd aujourd’hui et qui fait qu’on tourne en rond dans les milieux spirituels, de développement personnel et de la connaissance de soi.

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Crédit photo : Jay Heike sur Unsplash.

Je suis Doris, coach et formatrice. J'accompagne les gens à retrouver le lien avec leur conscience pour qu'ils se sentent enfin capables de vivre la vie qu'ils ont envie de vivre. J'aide à faire ce processus de transformation intérieure pour le retour indiscutable et indéfectible à soi-même.