bateau de papier sur l'eau
Comprendre l'humain,  L'ego, ce vieil ami

Garder haut le drapeau de la vie

Nous avons une infinité de personnages qui jouent leur rôle à l’intérieur de nous.

Et parmi cette infinité, il y a en un bonne proportion dont le rôle est mu par une pulsion de destruction, ou de mort.

C’est ce que j’ai compris pas plus tard qu’hier. La moindre de nos épreuves, qu’elle soit petite ou grande, que nous rencontrons au cours de nos journées et à plus grande échelle de nos vies… la moindre de ces épreuves est toujours là pour nous permettre de faire un choix :

Comment je réponds à cette épreuve… par une pulsion de vie ? ou une pulsion de mort ?

Quel genre de personnage je choisis de laisser s’exprimer face à cette épreuve ? Est-ce que c’est un personnage qui un jour ou l’autre, si je le laisse s’exprimer tout le temps, me mènera à ma perte ? Ou est-ce qu’à travers cette épreuve, je décide de ne pas nourrir ces personnages-là, et je choisis de me tourner à l’intérieur de moi, vers cette partie qui veut vivre malgré cette épreuve, qui veut grandir grâce à elle, qui quelque soit ce qu’il se passe, sera toujours connectée à quelque chose de plus grand qui la soutiendra et lui permettra de trouver les ressources en elles pour dépasser tout ce qu’elle peut rencontrer. Et apprendre. Et évoluer. Etc.

Quand on a l’habitude de laisser s’exprimer la pulsion de mort, c’est difficile de voir qu’autre chose existe. Ca demande de l’entrainement et de traverser pas mal d’épreuves de manière répétée justement…

Le chemin vers la vie est difficile à court terme : c’est toujours plus dur sur le coup quand l’épreuve se présente de mettre de côté la pulsion de mort. Parce que c’est elle qui arrive en premier, peu importe sous la forme de quel personnage elle se présente (”j’en ai ras-le-bol de vivre ça”, “allez vite ma petite dose de sucre/nicotine/réseaux sociaux/tu mets ce que tu veux comme addiction, après ça ira mieux”). Parce que c’est à ça que notre système est conditionné. C’est comme ça que l’humain fonctionne aujourd’hui.

Par contre le chemin vers la mort est difficile à long terme : il n’y a qu’à regarder dans quel état sont les personnes âgées dans notre société. La majorité d’entre elles a abandonné la vie depuis longtemps et doit patienter le temps que le corps veuille bien décider d’abandonner aussi. Ce n’est absolument pas une fatalité (c’est mon point de vue). Si tu exprimes ton envie de vivre dans ton quotidien, à travers tes pensées et tes actions, la conviction que j’ai c’est que quelque soit ton âge, tu vis. A la mesure de tes capacités. Bon, je ne pourrai valider cette conviction que dans un certain nombre d’années ^^

Pulsion de mort / de destruction : je mets ces mots forts exprès, car il y a besoin de se rendre compte que c’est cette force-là qui s’exprime en sous-jacent derrière nos personnages habituels. Même si tu peux avoir l’impression que leur seul tort est d’être complaisant. Parce que la complaisance, c’est pas ce qui entretient la flamme de la vie. C’est ce qui te dirige lentement mais sûrement vers son extinction.

Donc même un petit personnage complaisant, il est dangereux par sa répétition.

Photo de Artak Petrosyan sur Unsplash

Je suis Doris, coach et formatrice. J'accompagne les gens à retrouver le lien avec leur conscience pour qu'ils se sentent enfin capables de vivre la vie qu'ils ont envie de vivre. J'aide à faire ce processus de transformation intérieure pour le retour indiscutable et indéfectible à soi-même.