l'écologie ou le retour des bleuets

Quand l’écologie me rattrape

Qu’est ce que ça me dit ?

Hier j’ai vu une carte des restrictions d’eau en France. C’est l’été, la sécheresse s’installe. Et on est que mi-juillet.

Le mécanisme de l’écolo

Ça a fait ressurgir un vieux mécanisme en moi : une profonde angoisse qui est passée très vite à « mais il faut faire quelque chose, on ne peut pas rester là les bras croisés à attendre d’avoir épuisé toutes nos réserves, c’est pas possible, ça ne peut pas arriver! »

Comme je connais bien ce mécanisme pour l’avoir vécu de nombreuses fois par le passé, et que ça faisait longtemps qu’il ne m’avait pas rendu visite, j’ai pris un petit instant pour faire une pause et voir ce qu’il se passait.

Ce que ce mécanisme protège

En fait, j’étais tout simplement complètement abattue. Une très grande tristesse était cachée derrière. Qu’est-ce qu’elle me disait cette tristesse ? Je suis attachée à cette vie, à ce que je vis en ce moment sur cette planète, à ma famille, à mon amoureux, à mon fils, aux arbres de mon jardin, à mon ordi, à mon piano, à mon chat (si si, un peu quand même, NPMM), aux gens que j’ai rencontré récemment et qui deviennent une deuxième famille, à mes amis d’enfance, au fourrés choc’ du Moulin du Pivert, aux lasagnes de ma mère, et à cette vie sur-mesure que je suis en train de me construire. Je veux avoir une chance de la vivre cette vie. Je ne veux pas que ça s’arrête. En fait, je n’ai pas envie de me perdre moi. Tout simplement.

C’est ma vulnérabilité qu’il y a derrière cette grande tristesse, elle-même cachée derrière le mécanisme de « Il faut faire quelque chose ! ». Double couche de protection.

Tu peux pas passer à côté de vivre ton émotion, même si c’est tentant

J’ai hésité une seconde avant d’aller la regarder cette tristesse, en mode « Quoi ? Non ! J’ai pas envie d’être abattue aujourd’hui ! Maintenant ? T’es sûre ? Fais chier, mais je sais que t’as raison, faut y aller… » Et je suis allée à sa rencontre. J’étais derrière la fenêtre justement. Je regardais les arbres. Ça a mis une image sur ce que j’avais peur de perdre et j’ai pu aller toucher cette tristesse qu’il y avait derrière cette peur.

Elle est toujours un peu là aujourd’hui, elle n’est pas encore totalement partie. J’ai pas encore pris assez de temps pour elle. J’ai tellement de trucs à faire, en même temps.

Le piège du plan d’action anti-peur

Aller à la rencontre de cette tristesse pour lui permettre de s’exprimer et de la vivre, ça m’a évité de tomber dans le piège du plan d’action anti-peur. Avant, je serais tombée dedans.

Sauf qu’aujourd’hui : j’ai pas changé les plans de ma journée, ni de ma vie. Je n’ai pas cherché d’autres infos de ce type pour donner de la nourriture à ma peur et me dévier de ce que je suis en train de faire. Mon mental n’a pas tourné en boucle toute la journée sur le sujet de la pénurie d’eau, puis sur tous les autres sujets qui en découlent de près ou de loin. J’ai pas décidé de rejoindre toutes les associations écologiques de ma région, ni liké toutes les pages Facebook en rapport avec la préservation de l’environnement et le mode de vie zéro déchet, etc. La liste du plan d’action anti-peur peut être très longue, puisqu’elle est proportionnelle à l’intensité de l’émotion refoulée.

C’est une info que mon système prend en compte, et j’en suis triste, mais changer mes plans pour ça, paradoxalement c’est ça qui me ferait passer à côté de ma vie et de ma chance d’apporter ma contribution au monde.

Comment l’écologie tombe dans ce piège ?

Si tu es du genre à être en colère contre le système, ta colère est une manière de fuir ta tristesse et de protéger ta vulnérabilité. Ce mécanisme t’a sans doute été fort utile dans ta vie. Mais aujourd’hui si tu veux que ta vie change, tu as besoin de reconnaître ça.

Le mécanisme du « mais il faut faire quelque chose, on ne peut pas rester plantés là à attendre les bras croisés » : c’est une manière de passer ta vie à ne pas aller regarder ce que toi tu as profondément envie de faire et de dépenser ton énergie à te battre contre des moulins à vent. En gros de fuir ton humain. Et passer à l’action sur un mécanisme de déni de ton humain ne t’apportera pas une vie à la hauteur de tes espérances. Ce sera juste une vie de fuite. Il n’y aura pas de nourriture dedans.

Continuer à vouloir bâtir et agir sans t’être rebranché à ton humain, c’est perdre ton énergie. Car ce n’est pas l’énergie du changement, c’est l’énergie du désespoir. Et comme tout est énergie, une masse d’énergie de désespoir ne peut amener que du désespoir.

Par contre, une masse d’énergie de gens rebranchés et réellement amoureux de la vie et de l’humain, ça créera des trucs méga chouettes ! Sauf que pour tomber amoureux de l’humain, faut commencer par soi-même. Ah, je suis curieuse de savoir ce que cette phrase te fait à l’intérieur !

L’écologie est pleine de bons sentiments et de bonnes volontés, mais aussi pleine de déni d’humanité.

Je fais quoi alors ?

Ce que je suis en train de faire pour moi-même et la vie que je suis en train de me construire, c’est ma manière à moi de faire changer les choses sur la planète.

J’ai l’intime et profonde conviction, je ne peux pas l’expliquer, que si un maximum de personnes se rebranchent à leur essence, à leur nature profonde, à qui ils sont vraiment derrière les couches de mécanismes de fuite de leur humain et de protection de leur vulnérabilité, un équilibre naturel des talents va s’exprimer sur la planète pour construire un monde meilleur qui bâtira et agira AVEC la nature et non CONTRE elle.

Et je sais que de nombreuses personnes cherchent ça : se rebrancher à elles-mêmes, à ce qu’elles sont venues faire sur cette planète. Elles ne peuvent pas le trouver car elles ne cherchent pas au bon endroit.

Le plan d’action pro-humain, il ne se décide pas en réaction à autre chose justement. Et ça c’est hyper important d’en avoir conscience !

Autorise-toi à vivre tes émotions, à aller contacter ta tristesse refoulée. Arrête de fuir ton humain. Ose aller regarder tes désirs. Et tout ça, ça se passe à l’intérieur de toi. Pas à l’extérieur. Pas chez les autres, ni sur Facebook ou Netflix. Ni tout là-haut dans les étoiles. Juste en toi.

Si tu veux apprendre à écouter ce que ton corps te dit, pour enfin être branché sur ce qu’il se passe à l’intérieur de toi plutôt qu’à l’extérieur, et pour commencer à te reconnecter à tes vrais désirs plutôt que de continuer à réagir au monde qui t’entoure, je propose des stages de 2 jours pour te faire découvrir ton profil Méta®. La Méta® est une méthode révolutionnaire qui permet de faire tout ça.

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