Le bélier est-il mieux que l'humain ?

L’humain n’est pas assez bien

Jusque dans ses cheveux

Hier matin, j’ai pris ma douche et je me suis lavée les cheveux. J’ai trop kiffé me laver les cheveux, avec un shampooing qui sent bon (bio, hein, on se refait pas totalement), avec  une texture crème, presque comme je l’aime mais à peine assez. Pouvoir se masser le crâne. Sentir l’eau qui balaye la mousse et toutes les saletés qu’elle contient et comme par magie ressortir comme neuf.

Est-ce qu’on se dit « quel pied, c’est trop bon de se laver les cheveux » quand on a jamais testé le « no poo » ?

En tout cas, pour avoir fait du no poo pendant un an, je peux te dire que chaque lavage de cheveux est un délice. Retrouver mes cheveux propres et les voir lisses, fluides et légers est un plaisir dont je ne me lasse pas.

C’est quoi le no poo ?

C’est le fait de ne plus utiliser de shampooing, la contraction de « no shampoo » en « no poo ». En gros : je ne me suis plus lavée les cheveux pendant 1 an. L’idée c’est de diminuer sa consommation de produits tout simplement, pour réduire son impact environnemental.

La théorie :

C’est que la fabrication de sébum  se régule d’elle-même, et en les brossant tous les jours au bout d’un certain temps ils n’ont plus l’air sale.

De la théorie à la pratique :

J’ai passé 1 an à me brosser les cheveux comme une malade et à vivre les cheveux attachés, parce qu’ils n’avaient pas l’air assez propre à mon goût. En gros, j’ai passé un an avec les cheveux sales. Mais en bonne écolo qui se respecte, faut faire des concessions.

C’est ok, si c’est assumé, où est le problème ?

Le problème c’est que je me suis fait croire que je trouvais ça trop bien. J’ai aussi voulu convertir toute ma famille. Bah oui, je voulais les rallier à ma cause, j’avais pas envie d’être la seule à sacrifier mon cuir chevelu et à me balader avec les cheveux crades. C’est trop dur d’être seul(e) à faire des efforts pour sauver la planète.

Jusqu’au jour où je suis allée chez le coiffeur, bien décidée à ce qu’il ne me lave pas les cheveux. Non mais, j’ai des principes moi. Tu parles, il me les a lavés au moins 4 fois. Et c’était trop bon.

Ce que je me suis fait subir « pour mes principes » :

  • Je me suis complètement abîmé les cheveux à force de les brosser comme une acharnée pour « répartir le sébum »
  • J’ai nié mon désir d’avoir les cheveux propres
  • J’ai bafoué mon plaisir de me laver les cheveux (j’adore les shampoings qui sentent bon, mais le shampooing c’est pas écolo, il y a un emballage et ça utilise des ressources naturelles).
  • Je me suis mariée avec des cheveux sales (pour l’anecdote).

C’est quoi l’énergie derrière le no poo ?

Si on gratte juste un peu derrière ce mouvement, il y a le désir de bien faire, de respecter la planète, de vivre en harmonie. Ça c’est beau et ça part d’un bon sentiment. Respectable.

Sauf que si on gratte bien derrière, et même encore un peu plus : ce beau mouvement est récupéré par l’égo pour être le faire-valoir d’un mouvement bien moins glamour.

Je l’ai nommé « l’Humain n’est pas assez bien ». Il se traduit de multiples façons.

Je ne vaux pas d’être propre. Je n’ai pas le droit de prendre du plaisir à me laver. J’ai même pas le droit de prendre du plaisir à quoique ce soit parce qu’étant donné mon niveau de nullité et de potentiel de destruction, je dois m’auto-punir. Je ne vaux pas de vivre pleinement mon incarnation.

L’humain n’est pas assez bien, car il impacte trop la planète et va la détruire. L’humain ne mérite pas de vivre sur la planète, seuls les animaux et les végétaux le méritent.

En plus l’humain a des désirs, des trucs qu’il aime faire ? Non, non, non. Qu’il se punisse bien jusqu’au bout, qu’il vive sans réaliser ses désirs, et surtout qu’il ne s’accorde pas de plaisir. Le devoir avant tout.

Ou alors qu’il s’accorde quelques plaisirs, mais coupables hein, ça serait dommage de kiffer pleinement, ça donnerait une raison d’en vouloir plus. Non, c’est trop dangereux.

Tout ça c’est des bonnes excuses pour fuir la réalisation de soi-même

Oui, parce que se réaliser, ça demande de faire un paquet de choix. Et chaque choix est un risque de rencontrer une intensité trop forte à gérer. Donc autant adopter un fonctionnement de négation de soi, de ses désirs, de la réalité, de son humain, etc. De continuer dans une suite de non-choix qui n’exposent pas trop, qui font faire profil bas, et continuent de te faire vivre une vie médiocre dans laquelle tu ne prends aucun risque : ni de t’affirmer, ni de te réaliser.

C’est le fonctionnement qu’on retrouve chez les écologistes, chez les gens qui sacrifient leur vie dans un travail qu’ils n’aiment pas, chez ceux qui se sabotent en utilisant 1/10 de leur génie, chez ceux qui se sabotent en échouant une ou plusieurs fois, chez ceux qui préfèrent ne pas travailler et/ou vivre en dehors du système parce que le système c’est Babylone, c’est le mal, etc.

Putain, c’est génial comme mécanismes de fuite.

C’est tellement génial que c’est ce que choisit de faire 99% des gens sur cette planète, chacun avec le modèle qui lui convient.

Oui c’est génial, sauf que…

C’est douloureux les gars de se nier !!!!

Pourquoi autant de gens font des dépressions, des burn out, des cancers, et tout et tout ?

Se nier toute sa vie c’est se faire vivre un putain de calvaire. Mais c’est un choix, et comme tout choix il est respectable.

C’est juste un peu du gâchis que de ne pas choisir d’aller regarder ses talents, ses potentiels, d’apprendre à les connaître, de les développer, et de les mettre au service des autres, non ? Ce qui est génial sur cette planète c’est que tu as le choix de te gaspiller, et totalement le droit de le faire.

Parce que l’humain est tellement bien fait qu’il peut choisir de s’auto pourrir toute sa vie, ou bien de découvrir ses talents et de vivre à partir de ça. Il peut librement choisir de vivre les deux extrêmes. Il n’y ni bon ni mauvais choix.

Mais il existe quand même plusieurs mécanismes pour encourager l’humain dans la voie de sa réalisation. Par exemple, juste le fait d’avoir des rêves. Les rêves c’est pas un truc qui existe pour rien. Et avoir envie de les réaliser c’est juste normal et sain. Autre exemple, vivre de ses talents a quelque chose de très nourrissant, quand on sait l’accepter et l’accueillir, et ne plus voir le danger derrière. C’est ultra kiffant en fait. Ça veut pas dire que c’est pas difficile. Mais c’est ultra kiffant.

Et toi t’en es où de ton humain ? Est-ce qu’il n’est pas assez bien ? Est-ce qu’il a envie de se réaliser ? Est-ce qu’il est prêt à le faire ? Est-ce qu’il se réalise déjà ?

Peut-être que t’as envie de te réaliser mais que tu ne sais pas comment faire ? Tu ne sais pas par où commencer ? Que tu as besoin de te connaître davantage et d’en savoir plus sur tes fonctionnements et tes talents innés ?

J’anime des stages de 2 jours pour t’aider à mettre ton focus à l’intérieur de toi et non plus à l’extérieur, pour découvrir tes fonctionnements, tes forces et tes talents innés. C’est plutôt cool de connaître le bagage avec lequel tu es arrivé sur Terre pour ensuite pouvoir diriger ton attention sur ce que tu veux faire et là où tu veux aller, non ? Toutes les infos sur les stages sont par ici.

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