Super héros légo : grand ou petit ?

La cour des grands

Hier j’étais en séance de coaching, c’était moi qui me faisais coacher. Le sujet que j’avais envie de travailler c’était l’augmentation de mes tarifs pour mes stages. C’est quoi le rapport avec la cour des grands ?

J’ai démarré mon activité il y a quelques mois

A cette époque j’ai donc fixé un tarif de lancement avec lequel j’étais en accord sachant que je débutais, et que j’avais besoin de me faire une première clientèle et de m’entraîner. J’ai légèrement augmenté ce tarif au fil des mois en prenant de l’assurance. Sauf qu’aujourd’hui, ce tarif de lancement, même légèrement augmenté, est en décalage avec la valeur que j’apporte à mes clients dans mes stages et le potentiel de transformation pour eux. Il est trop bas.

Un entrepreneur qui démarre se confronte à un choix : est-ce que je démarre avec un prix de lancement bas, pour me faire connaître et avoir des clients ? Ou est-ce que je démarre déjà au prix fort ? Celui qui me convient et qui est en accord avec la valeur que j’apporte ?

J’avais besoin de passer à l’action rapidement à mon démarrage. Et j’avais du mal à envisager la deuxième option. J’avais besoin d’y aller progressivement sans trop d’enjeu au départ, donc j’ai choisi la première option. Surtout qu’avec la Méta®, qui fait appel aux perceptions subtiles, dès qu’il y a trop d’enjeu, l’égo s’en mêle et on peut dire bye bye à des perceptions qui soient « exploitables » pour les clients. Et puis c’est vraiment pas évident de connaître la valeur qu’on apporte à ses clients quand on n’a pas (encore) de client.

Donc quelques mois plus tard, je me confronte à un nouveau choix : je reste à un tarif bas et je travaille à augmenter significativement mon nombre de clients ? Ou j’augmente significativement mes tarifs tout en continuant à augmenter tranquillement mon nombre de clients ?

Le dilemme de la Sainte

Je me suis convaincue quelques temps que je voulais maintenir un tarif pas trop élevé pour avoir plus de clients et pour que la Méta® soit accessible au plus grand nombre de personnes possible (oui j’ai une Mère Térésa ou une sœur Emmanuelle en moi… au début elles devaient même être toutes les deux mais j’ai réussi à en virer une, voire une et demie).

Sauf qu’en faisant ça, je prends le risque de travailler avec des personnes qui ne vont pas en faire grand-chose, qui ne vont pas intégrer pleinement leur profil Méta®, en gros qui ne s’autoriseront la transformation qu’à hauteur de l’investissement fait, soit un peu. Sauf que je n’ai pas envie de ne permettre qu’« un peu » de transformation. J’ai envie que mes clients puissent se transformer en profondeur.

Et je n’ai pas non plus envie de me retrouver avec des personnes qui collectionnent les stages, d’abord parce qu’ils n’ont pas de résultats, puis ensuite parce que ça devient une habitude et que ça fait bien d’avoir fait tous les stages de dév’ perso qui existent. C’est le risque en laissant un tarif bas.

Et la Méta® dans tout ça ?

A un moment, j’ai dû me rendre à l’évidence. Je ne peux pas décrédibiliser les super pouvoirs de la Méta® en maintenant un tarif qui n’est pas à la hauteur de ce qu’elle permet, sous prétexte que j’ai peur que les gens me disent que c’est trop cher. Parce que si je creuse bien, c’est juste ça derrière : la peur qu’on me dise que c’est trop cher. C’est la peur du rejet, tout simplement. Il y a un moment où il faut que je prenne mes responsabilités sur la valeur que j’apporte.

Il y a un coin de ma tête dans lequel ça dit « : nan mais la meuf, c’est pompeux ce qu’elle raconte sur elle… » Bienvenue à mon égo, il n’est pas spécialement content d’être démasqué mais quand même un peu car du coup il a sa place dans mon article ! Au fait pour la petite histoire, un jour j’ai rencontré un mec qui avait surnommé son égo « Scandal » parce qu’il lui faisait faire des trucs de ouf, et bah je me souviens plus du prénom du gars, mais Scandal c’est resté…

Bon, revenons-en au coaching d’hier.

Dans quelle cour je joue ?

Donc hier, ma coach m’a questionnée sur l’image que j’associais au tarif sur lequel je suis en train d’évoluer. Et il m’est venu une image très précise. Celle de l’entrée de la cour de mon école primaire.

Maintenant je veux entrer dans la cour des grands. Et je suis prête.

Je n’ai plus envie d’être dans la cour des petits. Qu’est-ce que ça veut dire ? Je me suis rendue compte que maintenir un tarif bas, c’est une manière pour moi de rester dans la cour des petits. De rester parmi ceux qui ne prennent pas trop de risques, qui jouent tranquillement. Ceux-là ils aimeraient vraiment passer de l’autre côté de la palissade en bois, parce que les grands qu’ils aperçoivent de l’autre côté, ils ont l’air de vachement plus s’amuser, ou en tout cas d’expérimenter différemment. Plus bruyamment, plus vite, plus fort, plus intensément.

Cette palissade en bois, elle fait aussi partie de toi, de moi. Elle est là pour te protéger tant que tu n’es pas prêt à la franchir. Cette palissade, c’est ton égo. Et le petit qui est derrière, il a à la fois tellement envie et peur d’y aller. Est-ce qu’il va rester toute sa vie derrière la palissade parce qu’il va écouter sa peur ?

En tant qu’enfant, il y a les parents qui sont là pour le pousser à grandir, donc il n’aura pas vraiment d’autre choix que d’y aller. Et au bout d’un moment il sera content d’y être enfin, même s’il a eu peur au début. En tant qu’adulte, c’est une autre histoire. Les parents ne sont plus derrière, mais c’est la vie qui s’en charge. Et le rapport au temps d’une résistance contre le mouvement de la vie n’est plus le même que le rapport au temps d’une crise de colère contre la décision des parents.

Le rapport entre Spiderman et la vraie vie

Dans la cour des petits on se fait croire qu’on s’amuse. On expérimente sans trop d’enjeu. Et on en a besoin au début, c’est le sens normal de l’évolution. Mais si ça dure trop longtemps, ça nous dessert. L’humain aspire à grandir toute sa vie. C’est juste normal de s’autoriser à évoluer.

C’est ça la cour des grands : j’ai envie d’avoir un impact, de permettre beaucoup de transformation. Pas juste un peu. J’ai envie que mes clients puisse se transformer en profondeur. J’ai envie de faire partie des grands coachs. Et ça c’est pas facile de se l’avouer.

Comme dit Oncle Ben à Peter Parker : « With great power comes great responsability ». Un grand pouvoir implique une grande responsabilité. Le pouvoir ça fait peur et la responsabilité aussi. Il faut être prêt à assumer tout ça.

Tu veux faire partie des derniers à profiter d’une grande transformation au prix d’une petite ?

Il reste 1 place au stage que j’anime à Tours et 2 au stage de Nantes à mon tarif de lancement de 350€. Pour ceux qui ont envie d’en profiter c’est le moment. Après ce sera le tarif de la cour des grands, soit 600€ le stage de 2 jours.

Toutes les infos sont par ici.

Pour t’inscrire direct, envoie-moi un mail à contact@dorisallard.com

Petite parenthèse

Pour l’anecdote, j’ai écrit cet article depuis le stand que je tiens à la brocante de mon village. Il pleuviote depuis ce matin, je bâche, je débâche, j’espère que ça va bientôt s’arrêter parce que je me sépare de pleins de trucs, j’ai pas envie de les ramener chez moi ce soir.

Edit du soir : Cette journée m’a permis de me rendre compte en direct de la valeur que moi je donne aux objets que je vends. Et j’ai fait le parallèle avec la valeur de mes accompagnements et au prix auquel je les propose. Je n’ai pas bradé les objets auxquels j’accorde de la valeur. Même si parfois c’était tentant, pour m’en débarrasser. Et certains ne sont pas partis, et ça me va tout aussi bien, car ça signifie que les personnes n’en avait pas réellement envie ou besoin. Et aussi c’est la première fois que ça m’arrive, personne n’est venu marchander de manière désagréable avec moi. Les gens me demandaient mon prix. Si ça ne leur convenait pas ils n’achetaient pas, sans faire de commentaires désagréables. Je n’ai pas eu de relous qui ont essayé de négocier à 50 cts près des choses qui étaient déjà bradées. Alors que c’est pas ce qui manque dans les brocantes. Je savoure intérieurement cette victoire.

J’adore voir comment les changements qu’on fait sur soi se répercutent directement et sont perceptibles de manière tangible dans ce qu’il se passe dans la vie/dans la matière. Je m’amuse comme ça des petits clins d’œil de la vie. Et en même temps je me dis que tout est vraiment bien fait.

Edit du lendemain : Pour ceux qui suivaient l’aventure de Maël et de son ambulance, il a gagné assez d’argent grâce aux jouets qu’il avait décidé de vendre, pour pouvoir se l’acheter. On l’a achetée aujourd’hui. Il est trop content. Je racontais son projet d’ambulance et comment il m’avait permis de comprendre la mécanique du changement chez l’humain dans cet article.

Photo by Esteban Lopez on Unsplash

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