bobines de film cinématographique

Je ne peux plus me faire de films

Dans tous les sens du terme.

Je vais te raconter une anecdote que j’ai vécue cette semaine. Mardi soir précisément. Ça faisait un moment que Romain (mon mari) voulait regarder The Revenant, le film avec Leonardo DiCaprio. Et je lui avais dit que je voulais le voir aussi (bah quand même, Leonardo DiCaprio). Donc on attendait de trouver un moment propice pour voir ce film qui dure pas moins de 2h36. Ce fut mardi soir. Enfin c’est ce que je croyais.

Je plante le décor : Ça se passe au temps des cow-boys et des indiens. C’est massacres sur massacres. Pas de question, pas de pitié, pas d’humanité, juste du carnage.

En fait le film est interdit aux moins de 12 ans. Bah moi j’ai beau avoir 32 ans. Je ne peux toujours pas regarder ce film. Et je ne le pourrai jamais.

Pourquoi je te raconte tout ça ? Parce qu’au bout de 30 minutes, je me suis dit « C’est bon, j’arrête. J’arrête de regarder ce film. J’arrête de me faire du mal pour rien ». J’ai posé le choix conscient d’arrêter de me faire du mal avec ce film, de ne pas écouter la petite voix qui me dit : « Han, mais t’auras jamais vu le film qui a fait remporter l’oscar du meilleur acteur à DiCaprio. Quand les gens en parleront, tu pourras pas dire que tu l’as vu aussi et qu’il était super. » « Oh oui quel chef-d’œuvre, dur quand même, mais quel chef-d’œuvre ».  « Et toi qui aimais dire que tu étais cinéphile ? Ta réputation est foutue là ». Oui, c’est bon. Je suis prête à laisser derrière moi ma réputation de cinéphile qui ne me sert absolument plus aujourd’hui. Elle me permettait de me définir à un moment donné de ma vie, quand je ne me connaissais pas et que j’avais besoin de me raccrocher à une case pour me définir. Aujourd’hui je peux la laisser partir pour choisir consciemment de définir ma propre case, qui ressemble d’ailleurs plutôt à la forme de mon corps.

Mon rapport à ce film est une métaphore de ce qu’on peut se faire subir à nous-mêmes pour rentrer dans des modèles qui nous paraissent enviables. Je n’essaie plus de rentrer dans des schémas qui ne me conviennent pas. Je n’essaie plus de faire semblant et d’essayer parce que c’est cool, bien vu ou je ne sais pas quoi d’autre.

Avant je me serai forcée à regarder ce film. Tout comme je me forçais à rentrer dans des rôles, schémas et cases qui ne me ressemblaient pas. Devant mon écran, je me serais coupée de mon ressenti (tant bien que mal), parce que c’est cool d’avoir de la culture cinématographique et de pouvoir parler avec machin des films géniaux que tu as vu. (Géniaux pour qui ?)

Ok, c’est un grand film, le jeu d’acteur est ouf, le réalisme est dingue, le réalisateur est bourré de talent, blablabla blablabla… Mais là il y a un truc qui m’échappe. Pourquoi faire un tel film ? Comment peut-on être passionné par cette période glauque de l’humanité au point de la retranscrire en film pour continuer à se faire du mal avec ? Il y a un truc que je pige pas…

Ce que j’ai vécu pendant les 30 premières minutes (avant de dire stop) :

Je ne fais pas la différence entre la réalité et la fiction. Je suis dans le film avec les personnages. Le film m’a abîmé énergétiquement. Il a réactivé des vieilles mémoires de terreur dans mes cellules. Après j’étais en mode survie.

Après un tel film, il me faut plusieurs heures pour m’en remettre (même pour 30 minutes… même pour 15…). Et ces heures-là, je ne les passe pas à orienter l’énergie pour donner une direction à ma vie. Non, je les passe à sortir du mode survie, à me remettre en place, à remettre mon énergie d’aplomb. Ces heures pour moi sont perdues.

C’est pas le mode survie qui m’aide à grandir et à évoluer, et à atteindre ce que je veux dans ma vie. Le mode survie c’est le contraire de ça. Et passer des heures en mode survie, ça aide à NE PAS me focaliser pour atteindre ce que je veux vraiment dans la vie. Se mettre en mode survie c’est se bullshiter grave : « non mais tu comprends, moi je peux pas me fixer des objectifs et encore moins les atteindre, je dois avant tout gérer ma survie ». SAUF que la survie tu la crées, inconsciemment, parce que c’est vachement plus confortable de gérer sa survie que de devoir se regarder en face, se prendre en charge et tout défoncer pour réaliser ses rêves. OUI. Réaliser ses rêves demande plus de courage et plus d’énergie que de rester victime de soi-même. BAM.

Tu veux enfin t’aimer pour ce que tu es, commencer à t’écouter, et arrêter de te faire rentrer dans des schémas et des rôles qui ne sont pas toi mais dans lesquels tu te forces à rentrer parce que tu penses que tu seras bien vue ? (Par qui ?)

J’ai planifié des nouvelles dates de stage : 2 jours pour découvrir qui tu es vraiment, accepter de te respecter pour ce que tu es et pas pour ce que tu devrais être, écouter ton ressenti et apprendre à te focaliser sur tes talents et ce qui fait que tu es toi plutôt que sur tes manques. Être capable de dire non à ce qui ne te convient pas, que ce soit un film, un rôle, une croyance…

Les prochains stages :

Tours : 24&25 août

Nantes : 7&8 septembre

Paris : 12&13 octobre

Nantes : 9&10 novembre

Les détails et infos sur les stages sont par ici.

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