Comment j’ai perdu 20 ans de ma vie à l’école

Au secours, j’ai 30 ans et j’habite toujours chez mes (grands) parents…

Cher lecteur, je ne vais pas te parler de ce que ça fait d’habiter chez ses grands-parents à 30 ans passés, mais je trouvais ça pertinent de le mentionner car c’est une conséquence directe du sujet qui me tient à cœur de développer aujourd’hui : celui des 20 ans perdus à l’école.

L’école, j’y suis entrée à 3 ans et j’en suis sortie à 23. J’y suis même retournée de 25 à 27. Pas forcément par plaisir mais parce je pensais que c’était l’unique solution pour changer de voie. Je pensais que je devais forcément passer par l’école pour apprendre un nouveau métier.

Une scolarité classique école-collège-lycée/section scientifique. Une école d’ingénieurs, parce que normalement avec ça je ne devais pas avoir de problème pour trouver du boulot, et pour trouver un boulot intéressant. Est-ce qu’il me plait, ça c’est une autre histoire. Je peux faire un effort quand même.

Et en fait, avec le recul je me suis rendue compte que l’école que j’ai parcourue d’année en année, elle m’a préparée à la société du 20e siècle. Pas à la société d’aujourd’hui. L’inertie de la structure éducative dans notre pays est beaucoup trop grande pour s’adapter à l’accélération de la société. L’école est inadaptée pour nous préparer à la vie d’aujourd’hui.

Résultat, je suis sortie de l’école à 27 ans, encore plus perdue que quand j’y étais entrée. J’ai essayé plusieurs boulots qui ne m’ont pas plus convenus les uns que les autres. Je ne me vois pas passer ma vie dans un travail qui ne me satisfait pas. J’ai 30 ans et j’habite chez mes grands-parents. Car comme je suis exigeante en terme de qualité de vie, je ne supporte pas l’idée de passer sept, huit, neuf… heures par jour s’ils sont mal utilisés pour moi. Je n’ai pas suffisamment de revenus pour avoir mon chez moi rien qu’à moi. Et j’ai l’impression que je ne suis pas seule dans ce cas.

Quatre ans après avoir quitté l’école, à 31 ans, je commence à toucher du doigt ce que j’ai vraiment envie de faire. J’entrevois ce que va être mon activité, et elle sera à mon image. J’ai rencontré les bonnes personnes, qui m’ont prouvé qu’un autre chemin était possible. Je peux créer mon job, que j’aime exercer,  qui me ressemble et dans lequel je suis douée. Mais pour ça, pour le trouver ce job, pour en définir les contours, il a fallu que je fasse une petite pause, en dehors de cette société qui va toujours plus vite, et qui nous presse toujours plus fort, pour être en mesure d’écouter ce qu’il y avait depuis toujours à l’intérieur de moi.

Donc le bilan, 22 ans d’école m’ont été inutiles pour savoir ce que je voulais faire. 22 ans qui m’ont juste embrouillée, enfermée dans des attentes de la société, des croyances, des « il faut »… C’est peut-être un quart de ma vie que j’ai passé à l’école à apprendre à rentrer dans un moule qui ne me convenait pas. Sauf que je suis hyper douée pour entrer dans les moules. Alors après pour se défaire de leur forme… pas toujours facile.

Puis, 3 ans de réflexion, de recentrage, de pause. J’ai arrêté de me raconter des histoires. Ça m’a permis d’y voir plus clair.

Si j’avais fait ce travail à 15 ou 16 ans ? Il aurait même pris moins de temps, car à 30 ans j’ai dû faire un gros travail de déconditionnement et désapprendre tous ces à-priori de la société, qui finissent par devenir notre vérité et notre manière de fonctionner. Je pense qu’on est beaucoup moins conditionné à 15 ans qu’à 30. On est plus en contact avec nos envies profondes. Mais on ne nous considère pas assez matures pour savoir ce qu’on veut, on ne connait pas la vie, blablabla…

Pour ma part, je reviens à ce que j’avais envie de faire quand j’avais 15 ans… Même si ça n’a pas exactement la même forme, c’est la même énergie. Ce sont mes tripes qui parlent et qui me guident.

Et toi cher lecteur ? Tu voulais faire quoi quand tu avais 15 ans ? Es-tu heureux dans ta vie aujourd’hui ? Si non, qu’est-ce qui t’empêche d’en changer ?

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Petite histoire de la photo : je l’ai prise lors de mon séjour au Japon, dans la ville de Kyoto. Je tente une traduction française de la traduction anglaise : C’est une grande erreur que d’essayer de faire entrer tous les être humains dans un même moule. Je trouve que cela illustre bien mon article du jour 😉

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