Mur décrépit

Gratte pas trop la surface

On sait pas ce qu’il y a en-dessous, faudrait pas que ça s’écroule.

Ou comment j’ai pris mon gardien du drame en flagrant délit…

J’ai acheté une maison.

Ce truc de grande personne, là, ça y est je l’ai fait.

En l’ayant fait, je comprends qu’on puisse payer un loyer toute sa vie pour ne pas se préoccuper des responsabilités d’un propriétaire. Avoir l’esprit léger c’est pas gratuit.

Bref, tout ça pour dire qu’en ce moment c’est la phase de travaux avant l’emménagement. Et hier j’ai eu une expérience particulière et très intéressante. Et j’ai eu envie d’en faire un article pour la partager. Parce que j’ai compris un truc important.

Le contexte des travaux

Je prépare les murs avant de les peindre. Je ponce les inégalités, je rebouche les trous et je lisse le tout avec de l’enduit pour que le mur soit bien beau avant de le peindre.

Sauf qu’à un endroit, je vois que ça s’effrite. Je commence à gratter l’ancienne peinture qui s’effrite et le plâtre qui recouvre le mur part avec par petites plaques. Puis par plaques un peu plus grosses.

Et là un mécanisme que je connais bien se met en place : « Non touche plus à rien, ça vaut mieux. Laisse comme ça, arrête de gratter. Et surtout, va pas regarder jusqu’où ça déconne. Tu feras semblant de pas savoir, et tu espéreras de toute tes forces que la peinture tiendra sur un truc qui se barre. Voilà, c’est la peinture qui tiendra le tout ! Eureka ! »

Et toi, tu le connais celui-là ?

Hello mécanisme de protection de la réalité

WHAAAAT ? Si le truc s’effondre alors que je l’effleure à peine ??? Tu veux tout laisser, peindre par-dessus et faire comme si de rien n’était ? Mais c’est n’importe quoi !

Oui, en effet c’est n’importe quoi, mais c’est exactement ce qu’une partie de moi aimerait que je fasse à ce moment-là.

Pourquoi ce mécanisme ? Parce que c’est mon gardien du drame qui se met à l’œuvre : « si tu continues, tout le plâtre de toute la maison va partir ! C’est mort et c’est dangereux, laisse tomber, il ne vaut mieux pas aller par-là ! » Il se dresse entre la réalité et moi et dramatise complètement la situation pour me fait peur, que je laisse tomber direct et que je fasse marche arrière.

C’est son rôle de gardien de ma vulnérabilité. Il est pas seul, il y en a d’autres, mais aujourd’hui c’est lui qui est à l’œuvre.

Pourquoi cette expérience est intéressante ?

C’est tellement une sensation connue, de faire comme si j’avais pas vu un truc qui déconne (alors qu’en fait j’ai très bien vu) et que je continuais à faire semblant et à construire par-dessus. Mais surtout gratte pas trop, on sait pas ce qu’il y a en-dessous, ça pourrait s’effondrer. Situations de couple, choix professionnels, choix alimentaires (choisir de finir une pizza en faisant semblant de pas avoir senti que ton estomac te dis déjà stop depuis déjà 3 parts… mais que de pas la finir c’est impensable parce que : a – le carton prendra trop de place dans le frigo ; b – demain elle sera beaucoup moins bonne ; c – il y a des gens qui crèvent la dalle alors jeter des restes de nourriture C’EST PAS ENVISAGEABLE | choisis ta mention utile) Bref, la vie quoi !

Mais là, d’avoir vécu cette expérience physiquement, dans la matière, avec un truc peu engageant : (du plâtre, sur à peine 1 m²), ça a fait bouger quelque chose chez moi. En le réalisant, j’ai VU que la zone à refaire était limitée. Et surtout, j’ai VU qu’il y avait plein d’autres endroits autour où ça tenait. Alors mon gardien du drame qui pensait que ça allait être la grosse merde internationale et que la maison serait inhabitable si je continuais, il avait tort. Pourtant à l’instant où il s’est exprimé ce qu’il me disait me paraissait complètement envisageable. Je l’ai pris en flagrant délit de mensonge. Il en est bien discrédité pour le coup.

Le parallèle avec le travail sur soi

Le travail sur soi c’est la même chose. Au début on veut pas aller voir les trucs qui déconnent car on a peur que ça remette TOUT en cause (tous les murs de toute la maison sont déconnants, c’est mort, vaut mieux pas aller regarder).

Alors qu’en fait, il y a des endroits où ça déconne mais il y a aussi des endroits où ça tient la route. On peut y aller petit à petit, étape par étape. C’est bien fait quand même !

Et on travaille aussi sur soi en passant à l’action pour des petites choses dans la matière ! Comme mon exemple de travaux et de ponçage de murs ! Et c’est plus facile et moins engageant de débusquer son gardien du drame en grattant un mur qu’en voulant rompre avec son partenaire parce qu’on sent que la relation n’est plus ajustée.

Va vivre ta vie, elle se charge de toi. Et elle n’attend que ça…

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Photo credit: Gauthier V. on Visualhunt / CC BY-NC-ND

L'Automne correspond à un Rayonnement.

Qu’est-ce qui est trop beau pour toi ?

La semaine dernière, j’animais une session de formation Pro avec Flora Douville, la créatrice de la Méta®. Cette formation permet aux personnes qui la suivent de s’approprier complètement la méthode, d’intégrer pleinement son propre profil et de capter celui des autres, ce qui permet d’avoir des infos précieuses sur leur personnalité et leurs talents. Je l’ai moi-même suivie en 2018.

Découvrir une partie de soi

Une personne de la formation, de Rayonnement Eté, nous racontais comment ça s’est passé quand elle a découvert son Rayonnement.

Le Rayonnement, c’est la lumière subtile émise par ta peau, tes yeux, tes cheveux. Il y a quatre Rayonnements, chacun porte le nom d’une saison. Et chacun apporte une couleur différente dans l’éclairage de la personnalité : à chaque Rayonnement correspond des motivations profondes.

L’élève de la formation racontait qu’au départ, elle ne pensait pas pouvoir être Eté car c’était trop beau pour elle.

Moi aussi je suis de Rayonnement Eté. Et son histoire m’a ramené à la mienne. Car il s’avère que c’est exactement ce qu’il s’est passé pour moi. « Je ne peux pas être Eté, c’est trop bien pour moi. »

1er Warning : Il n’y a pas de Rayonnement mieux que l’autre, il n’y a pas d’élément mieux qu’un autre. Chacun a ce qui le rend unique et beau. Dans mon cas, je sentais bien que l’Eté correspondait à mes aspirations, mais m’autoriser à le reconnaître chez moi et à le vivre pleinement, c’est ça qui était trop beau pour moi.

Ce qui s’est passé pour moi

Je me suis crue Automne pendant quelques mois. C’est un autre Rayonnement qui n’a pas les mêmes motivations profondes que le mien. Sauf que me croire Automne ça me permettait d’être bien sûre de me protéger de moi-même, de ne pas découvrir ce que je suis, et encore moins d’avoir une chance de l’exprimer et de vivre à partir de mes aspirations plutôt qu’à partir de celles des autres.

Quand j’ai découvert mon Rayonnement, j’ai tout de suite pensé « Mais c’est trop beau pour moi ça ».

Si je regarde de plus près, c’est pas le Rayonnement qui est trop beau. Par contre le Rayonnement me fait utiliser ce mot-là, parce que les personnes Etés sont très sensibles à l’harmonie et à la beauté.

Alors qu’est-ce qui est trop beau derrière tout ça ? C’est pas le Rayonnement en lui-même. C’est de ne pas vivre avec le poids de la culpabilité de ne pas être assez bien. C’est de reconnaître son fonctionnement naturel et lui permettre d’exister. C’est de reconnaître qu’on a tous quelque chose de différent à apporter dans ce monde et qu’on est complémentaires.

Vivre à partir de mes propres aspirations ? Ça change TOUT. J’aurais continué à penser que j’étais Automne, j’aurais vécu une vie qui n’était pas la mienne.

Pourquoi ?

Parce qu’on n’est pas fait à la base pour tout faire. On arrive sur Terre avec un bagage qu’on a soigneusement préparé à l’avance.

Si une fois sur Terre t’as besoin d’un marteau alors que t’avais pris une cisaille, le job pour lequel il faut un marteau va être compliqué pour toi. Si tu veux quand même le faire et le faire bien, il va te demander de bien t’adapter et d’y passer beaucoup de temps, si tu veux le faire avec une cisaille.

Alors que tu peux très bien choisir de laisser ce job à la personne qui est vraiment venue avec un marteau, elle. Ça sera fait beaucoup plus facilement et plus rapidement : de l’énergie économisée.

Et la vraie question derrière tout ça c’est : qu’est-ce qui fait que tu t’es retrouvé dans une situation où tu avais besoin d’un marteau alors qu’en fait t’es venu avec une cisaille, hein ? C’est là qu’il faut regarder aussi.

J’ai remis ça cet été

Ce truc de « je peux pas être ça, c’est trop beau pour moi », ça me l’a refait cet été. Cette fois, ça s’est même accompagné de « mais allons, mais, c’est trop simple ?! »

J’ai fait un test de personnalité, le test Talents, orienté professionnel et place dans l’entreprise, parce que j’ai intégré l’équipe rapprochée de Flora, et qu’elle a à cœur que chacun travaille dans sa zone de talent (au passage je glisse un peu de mon admiration : waouh, c’est vraiment une pionnière dans plein de domaines !)

Je ne m’attendais pas du tout au résultat que j’ai eu. Parce qu’il ne correspondait pas du tout à ce que j’avais l’habitude de faire professionnellement, dans les entreprises dans lesquelles j’ai travaillé. Et pourtant, en lisant le descriptif du test, de ma personnalité professionnelle, c’était bien moi et mes fonctionnements qui étaient décrits.

Encore une fois cette réaction de surprise : « Mais ça c’est trop beau pour moi ! Ce serait pas trop simple ??? Sérieux je pourrais être payée pour faire ça ?» Alors qu’en fait, j’en crève d’envie au fond de moi. Alors ok, je reconnais l’évidence. Allez, une dernière petite résistance devant la vérité : « Mais moi je suis faite pour faire des trucs chiants, non ? »

2ème Warning, ces trucs sont en fait chiants pour moi parce que je ne me situe pas dans ma zone de talent. Or, ils peuvent être passionnants pour ceux qui les font et dont ils correspondent parfaitement à leur zone de talent. Tu vois la nuance ???

J’expérimente en ce moment

Tout comme fonctionner en Automne me demandait trop d’énergie car ça me demandait de créer tout un fonctionnement qui n’est pas naturel, et donc d’utiliser de l’énergie pour ça, au lieu de la laisser circuler naturellement et spontanément pour faire des trucs nourrissant pour moi, travailler dans ma zone de talents est aussi beaucoup plus naturel.

Tout le reste m’épuise assez rapidement et je sens bien que je force et que lorsque ça dure trop longtemps, ça me vide. Et là je prends du recul et je me demande combien de personnes sur Terre fonctionnent à l’encontre de leur propre énergie ? Ça m’éclaire encore plus sur l’état de la planète.

J’expérimente cette différence en ce moment car je suis dans une période de transition professionnelle avec deux activités complètement opposées. Une qui utilise mes anciens schémas et qui n’est pas naturelle pour moi, et une qui correspond beaucoup plus à ce pour quoi je suis faite naturellement.

Je n’aurais pas eu cette période de transition, je n’aurais pas pu sentir cette différence de demande énergétique entre deux activités opposées pour moi. J’en apprends beaucoup sur moi-même et sur mes fonctionnements naturels et mes aspirations en ce moment. Et ça c’est trop kiffant.

En tant qu’humain, on peut avoir ces mécanismes qui nous font fonctionner à l’inverse de ce que l’on est. Car montrer ce que l’on est c’est montrer sa vulnérabilité et ça c’est dangereux pour la survie. Si tu veux découvrir ton profil Méta® pour découvrir qui tu es derrière tes mécanismes de survie et quelles sont tes aspirations profondes, il reste 2 places au stage que j’anime à Paris le 30 novembre et 1er décembre. Toutes les infos sont par ici.

Et toi, qu’est-ce qui est trop beau pour toi ?

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Super héros légo : grand ou petit ?

La cour des grands

Hier j’étais en séance de coaching, c’était moi qui me faisais coacher. Le sujet que j’avais envie de travailler c’était l’augmentation de mes tarifs pour mes stages. C’est quoi le rapport avec la cour des grands ?

J’ai démarré mon activité il y a quelques mois

A cette époque j’ai donc fixé un tarif de lancement avec lequel j’étais en accord sachant que je débutais, et que j’avais besoin de me faire une première clientèle et de m’entraîner. J’ai légèrement augmenté ce tarif au fil des mois en prenant de l’assurance. Sauf qu’aujourd’hui, ce tarif de lancement, même légèrement augmenté, est en décalage avec la valeur que j’apporte à mes clients dans mes stages et le potentiel de transformation pour eux. Il est trop bas.

Un entrepreneur qui démarre se confronte à un choix : est-ce que je démarre avec un prix de lancement bas, pour me faire connaître et avoir des clients ? Ou est-ce que je démarre déjà au prix fort ? Celui qui me convient et qui est en accord avec la valeur que j’apporte ?

J’avais besoin de passer à l’action rapidement à mon démarrage. Et j’avais du mal à envisager la deuxième option. J’avais besoin d’y aller progressivement sans trop d’enjeu au départ, donc j’ai choisi la première option. Surtout qu’avec la Méta®, qui fait appel aux perceptions subtiles, dès qu’il y a trop d’enjeu, l’égo s’en mêle et on peut dire bye bye à des perceptions qui soient « exploitables » pour les clients. Et puis c’est vraiment pas évident de connaître la valeur qu’on apporte à ses clients quand on n’a pas (encore) de client.

Donc quelques mois plus tard, je me confronte à un nouveau choix : je reste à un tarif bas et je travaille à augmenter significativement mon nombre de clients ? Ou j’augmente significativement mes tarifs tout en continuant à augmenter tranquillement mon nombre de clients ?

Le dilemme de la Sainte

Je me suis convaincue quelques temps que je voulais maintenir un tarif pas trop élevé pour avoir plus de clients et pour que la Méta® soit accessible au plus grand nombre de personnes possible (oui j’ai une Mère Térésa ou une sœur Emmanuelle en moi… au début elles devaient même être toutes les deux mais j’ai réussi à en virer une, voire une et demie).

Sauf qu’en faisant ça, je prends le risque de travailler avec des personnes qui ne vont pas en faire grand-chose, qui ne vont pas intégrer pleinement leur profil Méta®, en gros qui ne s’autoriseront la transformation qu’à hauteur de l’investissement fait, soit un peu. Sauf que je n’ai pas envie de ne permettre qu’« un peu » de transformation. J’ai envie que mes clients puissent se transformer en profondeur.

Et je n’ai pas non plus envie de me retrouver avec des personnes qui collectionnent les stages, d’abord parce qu’ils n’ont pas de résultats, puis ensuite parce que ça devient une habitude et que ça fait bien d’avoir fait tous les stages de dév’ perso qui existent. C’est le risque en laissant un tarif bas.

Et la Méta® dans tout ça ?

A un moment, j’ai dû me rendre à l’évidence. Je ne peux pas décrédibiliser les super pouvoirs de la Méta® en maintenant un tarif qui n’est pas à la hauteur de ce qu’elle permet, sous prétexte que j’ai peur que les gens me disent que c’est trop cher. Parce que si je creuse bien, c’est juste ça derrière : la peur qu’on me dise que c’est trop cher. C’est la peur du rejet, tout simplement. Il y a un moment où il faut que je prenne mes responsabilités sur la valeur que j’apporte.

Il y a un coin de ma tête dans lequel ça dit « : nan mais la meuf, c’est pompeux ce qu’elle raconte sur elle… » Bienvenue à mon égo, il n’est pas spécialement content d’être démasqué mais quand même un peu car du coup il a sa place dans mon article ! Au fait pour la petite histoire, un jour j’ai rencontré un mec qui avait surnommé son égo « Scandal » parce qu’il lui faisait faire des trucs de ouf, et bah je me souviens plus du prénom du gars, mais Scandal c’est resté…

Bon, revenons-en au coaching d’hier.

Dans quelle cour je joue ?

Donc hier, ma coach m’a questionnée sur l’image que j’associais au tarif sur lequel je suis en train d’évoluer. Et il m’est venu une image très précise. Celle de l’entrée de la cour de mon école primaire.

Maintenant je veux entrer dans la cour des grands. Et je suis prête.

Je n’ai plus envie d’être dans la cour des petits. Qu’est-ce que ça veut dire ? Je me suis rendue compte que maintenir un tarif bas, c’est une manière pour moi de rester dans la cour des petits. De rester parmi ceux qui ne prennent pas trop de risques, qui jouent tranquillement. Ceux-là ils aimeraient vraiment passer de l’autre côté de la palissade en bois, parce que les grands qu’ils aperçoivent de l’autre côté, ils ont l’air de vachement plus s’amuser, ou en tout cas d’expérimenter différemment. Plus bruyamment, plus vite, plus fort, plus intensément.

Cette palissade en bois, elle fait aussi partie de toi, de moi. Elle est là pour te protéger tant que tu n’es pas prêt à la franchir. Cette palissade, c’est ton égo. Et le petit qui est derrière, il a à la fois tellement envie et peur d’y aller. Est-ce qu’il va rester toute sa vie derrière la palissade parce qu’il va écouter sa peur ?

En tant qu’enfant, il y a les parents qui sont là pour le pousser à grandir, donc il n’aura pas vraiment d’autre choix que d’y aller. Et au bout d’un moment il sera content d’y être enfin, même s’il a eu peur au début. En tant qu’adulte, c’est une autre histoire. Les parents ne sont plus derrière, mais c’est la vie qui s’en charge. Et le rapport au temps d’une résistance contre le mouvement de la vie n’est plus le même que le rapport au temps d’une crise de colère contre la décision des parents.

Le rapport entre Spiderman et la vraie vie

Dans la cour des petits on se fait croire qu’on s’amuse. On expérimente sans trop d’enjeu. Et on en a besoin au début, c’est le sens normal de l’évolution. Mais si ça dure trop longtemps, ça nous dessert. L’humain aspire à grandir toute sa vie. C’est juste normal de s’autoriser à évoluer.

C’est ça la cour des grands : j’ai envie d’avoir un impact, de permettre beaucoup de transformation. Pas juste un peu. J’ai envie que mes clients puisse se transformer en profondeur. J’ai envie de faire partie des grands coachs. Et ça c’est pas facile de se l’avouer.

Comme dit Oncle Ben à Peter Parker : « With great power comes great responsability ». Un grand pouvoir implique une grande responsabilité. Le pouvoir ça fait peur et la responsabilité aussi. Il faut être prêt à assumer tout ça.

Tu veux faire partie des derniers à profiter d’une grande transformation au prix d’une petite ?

Il reste 1 place au stage que j’anime à Tours et 2 au stage de Nantes à mon tarif de lancement de 350€. Pour ceux qui ont envie d’en profiter c’est le moment. Après ce sera le tarif de la cour des grands, soit 600€ le stage de 2 jours.

Toutes les infos sont par ici.

Pour t’inscrire direct, envoie-moi un mail à contact@dorisallard.com

Petite parenthèse

Pour l’anecdote, j’ai écrit cet article depuis le stand que je tiens à la brocante de mon village. Il pleuviote depuis ce matin, je bâche, je débâche, j’espère que ça va bientôt s’arrêter parce que je me sépare de pleins de trucs, j’ai pas envie de les ramener chez moi ce soir.

Edit du soir : Cette journée m’a permis de me rendre compte en direct de la valeur que moi je donne aux objets que je vends. Et j’ai fait le parallèle avec la valeur de mes accompagnements et au prix auquel je les propose. Je n’ai pas bradé les objets auxquels j’accorde de la valeur. Même si parfois c’était tentant, pour m’en débarrasser. Et certains ne sont pas partis, et ça me va tout aussi bien, car ça signifie que les personnes n’en avait pas réellement envie ou besoin. Et aussi c’est la première fois que ça m’arrive, personne n’est venu marchander de manière désagréable avec moi. Les gens me demandaient mon prix. Si ça ne leur convenait pas ils n’achetaient pas, sans faire de commentaires désagréables. Je n’ai pas eu de relous qui ont essayé de négocier à 50 cts près des choses qui étaient déjà bradées. Alors que c’est pas ce qui manque dans les brocantes. Je savoure intérieurement cette victoire.

J’adore voir comment les changements qu’on fait sur soi se répercutent directement et sont perceptibles de manière tangible dans ce qu’il se passe dans la vie/dans la matière. Je m’amuse comme ça des petits clins d’œil de la vie. Et en même temps je me dis que tout est vraiment bien fait.

Edit du lendemain : Pour ceux qui suivaient l’aventure de Maël et de son ambulance, il a gagné assez d’argent grâce aux jouets qu’il avait décidé de vendre, pour pouvoir se l’acheter. On l’a achetée aujourd’hui. Il est trop content. Je racontais son projet d’ambulance et comment il m’avait permis de comprendre la mécanique du changement chez l’humain dans cet article.

Photo by Esteban Lopez on Unsplash

Domino collapse

Comment éviter l’effondrement ?

Putain, meuf, mais c’est quoi le rapport avec la Méta® ? Bah lis et tu verras. Je suis pas losange pour rien. (Pour les Méta®-néophytes : le losange est une de mes caractéristiques physiques qui parle de mon talent inné à faire des liens là où il n’y en a pas en apparence -> en l’occurrence ici je fais le lien entre l’effondrement et  la Méta® -> tu me suis ?)

Pourquoi l’effondrement pointe le bout de son nez et qu’on en entend parler à toutes les sauces dans certains milieux ?

Alors là je ne vais pas te répondre avec l’argument du climat. Bien qu’il soit le plus simple à comprendre, et présenté comme une résultante logique de l’activité humaine par des scientifiques et les collapsologues, ce n’est pas le sujet du jour.

Je vais utiliser l’angle de l’inconscient individuel et collectif de l’humain. C’est quoi l’inconscient collectif ? C’est la somme des inconscients individuels. Ce qui s’exprime au niveau collectif, c’est la majorité des inconscients individuels.

C’est quoi l’inconscient individuel ? C’est une partie de toi dont tu n’as pas conscience, par définition, et qui te fais agir, réagir, penser… comme tu le fais la plupart du temps, de manière instinctive et brute, c’est-à-dire automatique, sans que tu t’en rendes forcément compte. Tant que ta partie inconsciente est plus dense et forte que ta partie consciente, ton inconscient dirige ta vie. Si tu ne te sens pas concerné par ce que je suis en train de dire, c’est sûrement ton inconscient qui te protège de trop de prises de conscience parce que ça pourrait engendrer du changement, et ça l’inconscient il aime pas. Bref, continuons.

En 2019, l’humain occidental est imbibé par plus de 2000 ans de judéo-chrétien. Aujourd’hui l’inconscient collectif humain a juste envie d’être puni. Il attend donc la justice divine. La punition ultime qui réduira l’humain plus bas que Terre, parce qu’il est intimement convaincu qu’il n’est qu’un cloporte insignifiant. Mais un cloporte dangereux qui a la capacité de détruire tout sur son passage. Il sera donc remis à sa juste place : avec les rampants. Si la punition ne le tue pas, il va en chier sa race après, mais c’est normal car il l’aura bien mérité.

L’effondrement pour moi c’est le symbole de cette justice divine inexorable rendue tangible et même indiscutable par les chiffres des scientifiques et sociologues (je fais un gros panier avec plein de gens importants dedans, mais je m’en fous du détail vous aurez compris).

Pourquoi l’effondrement est voulu par l’inconscient humain d’aujourd’hui ?

On aime les punitions. On les réclame. Parce qu’on aime que l’extérieur choisisse pour nous. Ça nous évite de choisir pour nous-même ce qu’on veut vraiment. Et en plus ça nous permet de nous plaindre que la vie est vraiment trop dure et injuste. C’est elle la vraie coupable. On se déresponsabilise à fond de tout ce qui nous arrive.

Se laisser définir par les conditions extérieures et devoir faire des choix par défaut qui se concentrent sur la survie immédiate et à moyen terme est un mécanisme bien rôdé pour ne pas avoir à faire face à ses désirs, à ses rêves et la question de : « Qu’est-ce que je fais avec mes désirs ? Je réalise mes rêves ou pas ? ».

L’effondrement, c’est le piège tendu par l’humain pour l’humain : Allez civilisation, effondre-toi. On commençait justement à sortir du mode survie, à manger à notre faim (pas pour tous malheureusement), à moins connaître la guerre (idem que le précédent)… mais finalement on ne veut toujours pas des conditions meilleures pour se réaliser. Non, en fait ça fait trop peur. Alors un petit déchainement cataclysmique environnemental suivi par voie de conséquence d’un effondrement économique mondial, ça nous arrangerait bien, ça nous éviterait d’avoir à prendre la responsabilité de notre puissance et de notre pouvoir créateur. Oui, parce que ça, ça fait trop peur. Peut-être qu’avec un peu de chance je vais mourir pendant le désastre et comme ça je n’aurai pas à affronter la société post apocalyptique.

Tu as vu Mad Max ? Même si tu l’as pas vu, t’as au moins dû en entendre parler ? Non parce que l’inconscient collectif nous y emmène. C’est chaud quand même non ? C’est la résultante de la déresponsabilisation massive de l’humain et de l’attente inconsciente de la punition divine.

Et le climat dans tout ça ?

Je ne nie absolument pas l’urgence climatique. Ni l’arrivée potentielle d’un effondrement sociétal et économique engendré par des catastrophes naturelles à l’échelle planétaire parce que l’impact de la vie humaine ces dernières décennies a complètement déréglé le climat. C’est fort probable que si l’on continue comme aujourd’hui nous allions droit dans le mur très rapidement.

C’est la réalité.

MAIS on peut choisir de regarder la réalité de la situation actuelle sous un angle d’approche différent.

Pourquoi changer d’angle de vue ?

Parce que ton angle de vue il est complétement biaisé par ton inconscient. Ton inconscient c’est les lunettes de Didier Bourdon dans le sketch des inconnus « Tournez Ménages ». Tu crois que tu vois carrément bien avec, mais en fait c’est un putain de filtre de la réalité brute.

Parce que ton inconscient il te fait tomber dans ce genre de pièges :

  • Te moraliser et t’auto-flageller pour prendre des bonnes résolutions écolo.
  • Vouloir moraliser les autres et les faire changer.
  • Partir dans un combat contre les mangeurs de viande, les compagnies pétrolières et ceux qui trient pas leurs déchets. Bah oui parce que pourquoi tu devrais être le seul à faire des efforts, franchement ? Ce serait encore une fois trop injuste.

Pourquoi ce sont des pièges ? Parce que ce sont encore des mécanismes pour que tu ne regardes pas au bon endroit : en toi-même. Se forcer à changer et vouloir que les autres changent eux aussi pour régler le problème du climat : c’est rester dans le judéo-chrétien moralisateur et auto-flagellant qui nie le pouvoir créateur de l’humain.

« Ah bon ? Tu n’écris pas cet article pour que les autres changent alors ? »

Ahahah, très fine ta remarque. Merci de poser la question car ça va hausser le niveau du débat. La nuance entre les deux est subtile mais belle et bien réelle. Je ne veux pas que les autres changent à tout prix sinon ma survie en dépend. Même si pour le coup dans le cadre de l’effondrement ça pourrait être vrai, ce n’est pas ça qui me motive à faire ce que je fais. Je fais ce que je fais parce que j’en ai envie et que ça part d’un vrai désir. Pas d’une quelconque peur ou raison inconsciente. J’ai pris l’entière responsabilité de ma vie. Je ne fais donc pas reposer ma vie dans les mains des autres.

J’éclaire sur des pièges. Je propose une autre vision et des solutions. Mais je comprends tout à fait que tu préfères croire que j’essaie de moraliser ou de faire changer les choses parce que c’est plus facile à gérer pour ton inconscient.

Bon, je suis un peu dans la provocation là. Mais en vrai, il faut dire ce qui est, ces mécanismes existent et ils sont parfaitement humains. Donc ça ne sert à rien non plus de s’auto-flageller et de se faire passer pour la victime de soi-même (encore un piège, oui). Tu es humain. Tu as ces mécanismes inconscients qui pré dirigent ta vie. Maintenant que tu le sais, tu veux que ça change ?

o Non. Très bien, continue comme avant alors.

o Oui. Ok, alors je peux t’aider. Et si c’est pas moi ça peut être quelqu’un d’autre de compétent sur le sujet. C’est très bien aussi.

Concrètement on fait quoi alors ?

Attention, je préviens, je grossis fortement le trait. 2000 ans de judéo-chrétien : nous sommes tous des sous-merdes qui passons notre temps à pêcher, c’est bien normal qu’à un moment ou à un autre on se fasse punir comme il se doit. Ça c’est l’inconscient collectif actuel.

Concrètement, en choisissant de diminuer son inconscient, et surtout d’enlever les trucs « merdiques » qu’il y a à l’intérieur, l’inconscient collectif va lui aussi changer. Et en changeant l’inconscient collectif, on change le futur. Oui parce que j’ai oublié de le dire depuis le début : la Terre est une machine à souhaits. Un apprentissage de la Matière. Les expériences qu’on souhaite vivre nous arrivent, sauf que pour le moment ce qu’il se passe globalement c’est qu’on les souhaite plus avec notre inconscient qu’avec notre conscient.

Ce qu’on peut faire alors, c’est déjà de PRENDRE SA RESPONSABILITE. Oui ACCEPTER notre responsabilité sur ce qu’il nous arrive, c’est le point de départ pour ensuite pouvoir avoir un pouvoir dessus. Si tu continues à penser que tu n’as aucune prise sur ce qui t’arrive, tu ne pourras pas construire consciemment ce que tu désires vivre.

Prendre ta responsabilité, qu’est-ce que ça n’est PAS ?

Prendre sa responsabilité, ce n’est pas : arrêter de manger de la viande, trier ses déchets, et prendre son vélo. Ça c’est une fausse responsabilité. C’est une pseudo-responsabilité infantilisante et moralisatrice. Et encore une fois, ton inconscient se réjouit que tu prennes ça pour de la responsabilité car ça te détourne de ta réalisation personnelle.

Je ne dis pas qu’il ne faut pas le faire. Mais se planquer derrière ça, ça ne marchera jamais.

Donc j’insiste : je ne suis pas en train de dire de continuer à manger de la viande 5 fois par jour, de prendre l’avion 15 fois par an et de consommer plus de déchets que les Américains. Je dis juste que s’auto-flageller, se contraindre et moraliser les autres ce n’est pas la dynamique qui va sauver la planète. Loin de là. C’est celle qui va contribuer à l’enfoncer car elle va dans le même sens que ce qu’il la mise dans la situation qu’elle connait actuellement, que nous connaissons actuellement.

Prendre ta responsabilité, qu’est-ce que c’est ?

Prendre ta responsabilité, c’est te prendre en charge en tant qu’humain. Accepter de voir tes forces comme tes faiblesses. C’est accepter que tu as des désirs profonds et que passer ton temps à les nier et à te trouver des excuses pour ne pas te permettre de vivre pleinement, ça ne t’aidera pas à aller mieux. Ni toi, ni personne. Par contre tu peux continuer à faire le choix de vivre ça. C’est ta vie. C’est ton choix. Prendre ta responsabilité c’est comprendre ton fonctionnement en tant qu’humain pour ensuite pouvoir évoluer dans la direction que tu veux.

Alors comment tu peux faire ?

Tu peux déjà commencer par connaître ton profil Méta®.

Connaître son profil Méta® c’est faire le choix conscient de savoir avec quel bagage on s’est incarné. C’est un premier pas vers la reprise de pouvoir conscient : je veux connaître mes fonctionnements, mes forces et mes talents innés, je veux enfin apprendre à écouter ce que mon corps me dit. Je veux un autre moyen d’appréhender le monde que mon mental surchargé qui tourne en boucle. Je veux apprendre à écouter autrement. Moi et les autres.

J’organise des stages de 2 jours pour te permettre de commencer à appréhender le monde différemment, en découvrant ton profil Méta®. Si tu veux en savoir plus, toutes les infos sont par ici.

Si tu viens parce que t’as la peur au bide, c’est pas la peine ça marchera pas. La peur c’est pas une énergie de changement pérenne sur le long terme. La vraie énergie de changement, c’est le désir. Si tu viens, c’est parce que tu en as envie dans tes tripes. Pas parce que t’as peur de cramer sous le lance-flamme de Lucifer pendant l’apocalypse.

ATTENTION

C’est pas parce que tout le monde fera son profil Méta que l’effondrement n’aura pas lieu, hein ? Je suis  pas en train de promettre un truc sur lequel je n’ai aucune prise. Parce que comme je l’ai dit plus haut en plus, si chacun fait son profil Méta pour les mauvaises raisons, ça va pas changer la face du monde.

PAR CONTRE, si tu sens que prendre la responsabilité d’arrêter de subir tes choix inconscients, de commencer à suivre tes vrais désirs et de te construire une vie sur mesure, ça ça te botte grave, bah là c’est une bonne base pour y aller et peut-être que si on est un peu nombreux à faire ça (en tout cas de plus en plus), là l’inconscient collectif pourra bouger et impacter le futur et ce qui nous attend sur Terre.

Tu veux plus de trucs de ce genre dans ta boîte aux lettres virtuelle ? Tu peux t’inscrire à ma newsletter en cliquant ici. T’as déjà envie d’aller plus loin en t’inscrivant à un de mes stages de 2j ? Toutes les dates et lieux sont visibles ici.

Photo credit : marfis75 on Visual Hunt / CC BY-SA

Toi aussi t’as besoin qu’on t’aime ?

Ce matin j’ai passé la binette dans la cour devant la maison. Pour enlever les feuilles qui s’étaient accumulées et les plantes qui avaient commencé à pousser dans le goudron. Le tout était en train de devenir un joli tas d’humus qui à terme allait désintégrer l’enrobé.

J’avais pas du tout prévu de faire ça au départ. J’étais sensée préparer ma web-conférence de demain soir (oui parce que si t’es pas au courant, demain soir je donne ma première web-conférence en direct ! Le sujet c’est sois libre de créer ta vie. Si ça t’intéresse c’est par ici pour t’inscrire.)

Mais par un concours de circonstances, je me suis retrouvée dehors, bien emmitouflée dans le froid matinal, dans le jardin plein de givre. Avec en fait rien de spécial à faire. Et je sens la binette qui m’appelle : « Allez prends-moi, ça va pas durer longtemps, faut bien le faire ce truc de temps en temps ». Je réponds « allez, ok ».

J’ai gagné une prise de conscience de ouf. Je savais déjà que quand je fais quelque chose que j’ai pas prévu mais qui m’appelle, j’en tire souvent une leçon de vie. Une bonne grosse dose d’inspiration sous-jacente. Bah ça a bien confirmé la règle, j’ai pas perdu ma matinée.

Mon inspiration du jour alors : les plantes. Elles sont destinées à coloniser la roche, le minéral. Pour rendre la surface de la planète fertile. Et en plus elles nous permettent de respirer. Sans elles on n’existe pas. Elles sont vraiment épatantes. Mais en plus, elles sont une vraie source d’inspiration.

Ok, donc je grattais le dessus de l’enrobé pour enlever les plantes qui avaient commencé à germer dans des micro-interstices. Sauf qu’une plante, ça a des racines. Et les racines, elles se glissent dans des micro brèches qu’elles créent elles-mêmes en fait. Plus ça va et plus les micro brèches s’agrandissent. Les parties mortes de la plantes tombent et créent de l’humus à son pied dans lequel elle va pouvoir puiser des nutriments. La plante se crée elle-même les conditions de sa propre survie, de sa croissance et petit à petit de la vie du règne végétal en général puis des autres règnes sur la planète.

C’est ce qu’on pourrait faire nous les humains. A la place on crée les conditions de notre perte et de celles des autres.

Sous la couche de feuille je découvre qu’il y a des plantes qui sont bien enracinées dans le goudron. Je gratte fort pour les enlever. Mais en fait quand je gratte trop fort, je découvre que j’enlève du goudron avec, et c’est pas mon but parce que je fais quand même ça pour le préserver. Sauf que les racines elles ont bien entamé leur boulot et elles ont commencé à le découper en morceaux de la taille de petits cailloux. Et là je me dis que les plantes c’est des guerrières en fait. Elles sont minuscules et elles font des dégâts visibles en peu de temps finalement.

Et pourquoi elles font des dégâts ? Pour assurer la Vie sur la planète ! Et nous les Humains, on a trop peur de faire des dégâts à notre petit niveau, le résultat c’est qu’on finit par s’auto-détruire…

La plante elle se pose pas la question de savoir si elle peut lui défoncer sa gueule à l’enrobé pour pouvoir grandir. Elle le fait c’est tout. Sinon elle ne peut pas exister. Elle n’est pas là en train de se dire «  Oui, mais si je lui fais du mal à l’enrobé alors il va pas m’aimer, et si l’enrobé m’aime pas, alors je vais me sentir rejetée, ça ne vaudra plus le coup de vivre. Mais qu’est-ce que je vais devenir ? Oh non, je ne peux pas lui faire de mal. Je ne veux pas faire de vagues. Je fais une toute petite micro-racine qui va pas le gêner. Voilà comme ça. Il m’en voudra pas. » Sauf que si elle raisonne comme ça au premier coup de vent, elle disparait.

C’est ce que j’étais. Moi, une petite plante qui avait envie de grandir mais qui ne voulait pas faire de vagues. Qui ne se sentait pas de survivre sans être aimée par son entourage. Mais jusque-là c’est normal pour un petit humain. Mais le petit humain a grandi et j’ai continué à ne pas oser faire ce que j’avais à faire pour exister, à me retenir d’agir ou même de penser de peur de ne pas être aimée, à ouvrir ma gueule, dire non, poser mes limites, dire tu m’emmerdes, je n’ai pas envie de ça…

Elle m’inspire cette plante. Maintenant je fais comme elle, c’est-à-dire faire ce que j’ai à faire pour être moi. Tant pis si au passage je défonce la gueule de l’enrobé. Parce que si je décide de voir les choses à ma façon : c’est lui qui était sur mon chemin.

J’arrête de me mentir à moi-même et de me chercher des excuses. Maintenant je fais des vagues.

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Pourquoi j’ai changé d’identité ?

Si tu me suis depuis quelques temps, tu as peut-être remarqué que depuis une semaine pas mal de choses ont changé dans mon identité visuelle : le nom de mon site, mon nom de domaine pour y accéder, le contenu du site aussi, mon slogan, ma photo d’accueil, le nom de ma page Facebook

J’ai fait tout un travail sur moi qui s’est intensifié ces dernières semaines. Mais un travail joyeux, même quand il était difficile. Non en fait, ce n’était pas vraiment un travail. Mais plutôt un jeu de piste. Initié il y a un an quand j’ai croisé la route de Flora Douville et de sa méthode la Métamorphose. Il y a un truc à l’intérieur de moi qui s’est allumé en mode clignotant « VAS-Y ! VAS-Y ! VAS-Y ! ». C’était le départ. Le jeu de piste a commencé là. Qui l’a organisé ? J’ai ma petite idée sur le sujet mais c’est pas à l’ordre du jour.

Ce jeu de piste avait un trésor à l’arrivée. Et ce trésor, c’est moi. Et putain, je l’ai trouvé. Grâce à moi, en suivant l’appel très fort que j’ai ressenti à jouer. Grâce aussi à de précieux alliés : Flora, Catherine, toutes mes partenaires de la Formation Pro et Bombasses de l’Espace, Nicolas le Rallumeur de Feu sacré et Accoucheur de PFT (Putain de Fucking Talent), Margaux la Détecteuse de Bullshits et Kickeuse de fesses pour passer à l’action.

Qu’est-ce qui s’est passé pour moi ?

Au mois de juin, quand j’ai créé mon site, je m’étais lancée à fond, en ne réfléchissant qu’un peu. Mais c’était pas grave. J’avais besoin de me lancer, d’être dans l’action. De faire des choses, même en les faisant pour rien. D’y passer du temps, beaucoup de temps. Toutes ces heures mises bout à bout représentent des journées entières. Je ne savais pas en les faisant que je les faisais pour pas grand-chose. Pour ne pas dire rien (même si c’est pas vrai).

Est-ce que je savais que je me trompais de cible ? De cible extérieure mais aussi de cible intérieure ? Consciemment non. Je me mentais à moi-même. Je n’avais pas assez ciblé à l’intérieur de moi ce qui me tenait vraiment à cœur. Pourtant j’avais l’impression de l’avoir fait. Vraiment. Ça me parlait. Ça résonnait. J’avais des idées. Mais arrivé le moment de les concrétiser, je n’avais plus vraiment envie d’y passer du temps. J’en avais des nouvelles qui arrivaient. Et ainsi de suite. Pour ne jamais passer à l’action (ou très peu). Je n’avais PAS ASSEZ ENVIE de concrétiser ces idées.

Mon choix de l’émerveillement n’est pas anodin. C’était mon message : Doris s’émerveille.

Inconsciemment ça voulait dire : Montrez-moi QUE ce qui est beau !

Je veux choisir de ne voir que le Beau, quitte à me forcer à m’extasier devant. Histoire de fuir le Laid qui me fait peur. Qu’il soit à l’extérieur de moi ou à l’intérieur.

Je tiens à préciser tout de même que j’aime toujours la Beauté, mais je m’émerveille moins. Car j’ai reconnecté quelque chose à l’intérieur de moi qui a envie d’être authentique et vrai, avec moi-même et aussi avec tout le monde. Avec ce qui fait plaisir et ce qui fait moins plaisir. Donc je ne vais pas chercher l’émerveillement, la gratitude, la pensée positive quelque part, pour fuir d’autre part la laideur, la colère, le dégoût…

Bah ouais, au cours du jeu de piste, à un moment j’ai dû aller voir ce que je ne voulais pas voir, ce qui se cachait depuis longtemps voire toujours, parce que la société/ la famille/les lois mettent un joli patch dessus, bien collé avec toutes les rustines qui sont venues rafistoler les failles depuis l’enfance.

Il y a une image qui me vient. Tu sais quoi ? A deux reprises dans ma vie, j’ai habité dans une maison où il y avait un trou dans le mur. Pas un trou de clou ou de punaise, un vrai trou, fait au poing enragé. Et pour le cacher, il y avait un poster devant. C’est d’ailleurs toujours le cas dans la maison dans laquelle j’habite en ce moment.

Tu veux le voir ce putain de trou qui défigure toute la pièce et qui rappelle qu’on a le droit de ressentir de la colère et qu’elle sort de la manière qu’elle peut ? Non pas possible, il y a le poster. Il est beau le poster, hein ? Il est même utile, on peut apprendre l’alphabet avec. Sinon, il y a aussi l’option où tu vas voir le trou, et tu t’en occupes : tu le nettoies, tu le rebouches. Et tu remets le tout en harmonie avec la pièce. Et c’est ce qui se passe en général, quand ça fait trop longtemps que ça dure et qu’on en a marre de voir ce putain de poster, on va s’occuper du trou et refaire toute la pièce. Et ça fait du bien !

A un moment, on est obligé de passer par là avec soi. J’ai fait ça avec moi. Et je pense que je n’ai pas fini. MAIS, m’autoriser à le faire, c’est le déclencheur vers l’authenticité avec soi, vers le fait d’arrêter de se mentir, et donc commencer à approcher du trésor.

Maintenant que j’ai trouvé mon trésor et que je redéfinis toute mon activité pour qu’elle colle à qui je suis, est-ce que pour autant je suis déçue d’avoir passé autant de temps à côté de la plaque et d’avoir bossé des heures sur un truc qui ne me ressemblait pas ?

NON, car tout ça a fait partie du jeu.

Si je n’avais pas fait tout ça, je ne me serais peut-être pas rapprochée de ma vraie nature et de mes vraies envies.

Une autre image me vient. TIRER, puis corriger le Tir pour se rapprocher de la cible. Tout simplement. Si on ne tire jamais, est-ce qu’il y a seulement une chance qu’on atteigne la cible du premier coup ? Surtout si cette cible a la taille d’une mouche éloignée de plusieurs centaines de mètres au milieu d’une forêt dense ! Parce que compte tenu de l’étendue des choix qui s’offre à nous en tant qu’humain, si l’on considère que notre choix est une mouche qui vole dans l’immensité de la forêt, à part la chance du débutant, j’ai du mal à voir comment tu vas toucher ta mouche du premier coup ! Et de toute façon, la chance du débutant, ça marche qu’au bowling…

On essaie, on rate, on recommence. On essaie, on fait mieux, on recommence. On essaie, on atteint. On recommence parce que c’était chouette d’atteindre. Et là on rate un peu. On recommence encore. Et encore. Au passage, on goûte ce que c’est que d’être soi, de se choisir. Et d’avoir la vie qui va avec.

Donc voilà, ces dernières semaines je ressentais un décalage grandissant entre moi, ce que j’étais devenue (ou en tout cas ce que je m’autorisais enfin à être), et cette entité que j’avais créé de « Doris et merveille ».

C’est simplement pas mon Vrai Talent, et c’est pas comme ça que j’ai envie de contribuer au monde.

Alors je corrige mon tir.

J’ai envie de contribuer au monde en donnant envie aux personnes de commencer leur propre jeu de piste, et en leur donnant les indices sur le chemin. Comme d’autres super personnes l’ont fait pour moi.

Et toi, tu en es où dans ton jeu de piste ? Tu sens qu’il t’appelle déjà ? Tu l’as commencé ? Tu as rencontré tes alliés ? On le continue ensemble ?

N’oublie pas, TA Vie n’attend que TOI.

Je suis en train de préparer une offre haut de gamme pour coacher mes clients pour qu’ils deviennent libre de créer la vie dont ils rêvent. Il y aura une remise pour les premiers inscrits. Alors si tu ne veux pas rater l’info et en faire partie, inscris-toi à ma newsletter en cliquant ici (si ce n’est pas déjà fait). Le guide que tu vas recevoir n’est plus vraiment d’actualité mais tu peux toujours le télécharger si ça te fait plaisir 🙂

Sortir de sa zone de confort ?

Les trucs que j’aime clairement pas faire vs les trucs qui me font peur.

On entend beaucoup parler de « Sortir de sa zone de confort ». Mais qu’est-ce que c’est au juste ?

J’ai testé pour vous ! Je me suis fourvoyé sur le sujet, un peu trop longtemps à mon goût, alors je vous partage mon retour d’expérience.

Avant, je m’obligeais à faire des trucs que j’avais clairement pas envie de faire. Parce que je pensais que c’était comme ça que j’allais progresser. En fait, c’est exactement comme ça que fonctionne notre système scolaire et la vie dans notre société en général. On a grandi en se forçant à faire des trucs qu’on n’avait pas envie de faire, car derrière il y avait l’autorité pour nous punir ou nous récompenser. Encore un putain de mécanisme interne à déconstruire. Mais pour le faire, encore faut-il mettre de la conscience dessus. C’est là que j’interviens aujourd’hui !

Donc, pour reprendre, une fois que j’avais fait ces trucs que je n’avais pas envie de faire, j’étais quand même contente de l’avoir fait, mais c’était pas pour autant que j’avais envie de recommencer. Vous savez, la satisfaction du devoir accompli (à défaut de ressentir le plaisir d’un désir assouvi …) Ça me paraissait même une montagne. Alors ok, je savais que j’étais capable de le faire mais à quel prix du coup…

Je te donne un exemple concret : il y a encore un an, j’étais vendeuse à domicile, j’allais chez des personnes qui invitaient leurs amis, je leur présentais les produits et après ils achetaient ce qui leur faisait envie. Et dans les méthodes de la société, trois semaines après l’atelier, il fallait faire l’appel de satisfaction. C’est-à-dire rappeler toutes les clientes présentes ce jour-là (et celles qui ne l’étaient pas) pour savoir si elles étaient contentes de leurs produits.

Et là, malheur, c’était la grosse corvée. J’ai toujours eu l’appréhension du téléphone. Je sais que je ne suis pas la seule. Donc je me suis forcée à le faire, plusieurs fois. Après je me disais, « génial, t’as réussi ! » Mais à quel prix en fait ? Quelle énergie j’avais mis à me préparer à ça (des fois plusieurs jours à l’avance), puis à le faire, pour un résultat que je ne pouvais même pas toucher du doigt, qui je pense était plutôt médiocre de toutes façons… Quelle énergie gaspillée. Et si j’avais mis cette énergie-là dans des activités qui me tenaient à cœur, que j’avais vraiment envie de faire et dans lesquelles je suis douée ? Le résultat aurait été beaucoup plus gratifiant, visible et nourrissant !

[Alors là je fais un petit aparté pour faire passer un message : on ne peut pas faire appliquer la même méthode à tout le monde… C’est du gaspillage de potentiel ! ]

Donc voilà, aller vers ce que je n’aimais pas faire, je pensais que c’était ça sortir de ma zone de confort. Parce qu’en effet c’est inconfortable. Mais ça l’est trop.

J’ai compris par la suite qu’il y a en fait différentes sortes d’inconfort.

Il y a l’inconfort qui fait chier parce qu’il ne mène à rien et il nous éloigne de nos envies profondes.  Je le sens aujourd’hui à l’intérieur de mon corps quand je vais vers cet inconfort-là. Ça coince. C’est même l’angoisse parfois. C’est pas la peur disons « saine », celle qui fait avancer. C’est la peur alarme qui dit que tu vas te jeter dans la gueule du loup et te faire dévorer tout cru.

Puis il y a l’autre inconfort. Celui qui nous fait freiner des 4 fers parce qu’on ne sait pas où on va, mais au final on sent à l’intérieur de nous qu’il y a une partie qui n’attend que ça !!! Cet inconfort-là, celui auquel je recommande vraiment de goûter, c’est celui qui nous fait expérimenter ce que c’est que d’être soi dans l’action qui nous rapproche de ce qu’on a envie d’être et de ce qu’on a envie de faire. Profondément.

Alors sortir de sa zone de confort, ok, mais pas n’importe comment. C’est ce que j’ai compris avec mon expérience. Parce qu’à côté des trucs que je n’aime pas faire (ou que je n’aime plus faire, genre « ça c’est bon j’ai assez donné ! »), il y a les trucs que j’aimerais vraiment faire, mais je n’ose pas parce que ça me fait flipper. Et pour autant je sais que ça me ferait grave avancer de les faire.

Et pas avancer vers une moyenne acceptable de ce que je suis capable de faire.

Avancer vers mon kiff, ma vibration, vers mon excellence.

C’est comme ça que j’ai envie de sortir de ma zone de confort. Et c’est comme ça que je t’invite fortement à le faire.

Tu es très certainement doué(e) pour des choses que tu ne soupçonnes même pas. Pour le découvrir, il faut oser passer à l’action, en suivant le baromètre que tu as naturellement à l’intérieur de ton corps. Il se situe dans le bas-ventre, cette zone qui brûle quand tu as profondément envie de faire quelque chose ou d’aller dans une certaine direction… Commence à l’écouter. Si tu prends cette habitude, ta vie va complètement changer.

Et c’est là que ton cerveau* entre en scène :

Argh, changer ??? Ah non, non, non, non, non… on a toujours fait comme ça, pourquoi changer aujourd’hui ? Regarde, tu es toujours vivant, non ? Et bah c’est grâce à moi. Et tu voudrais changer ??? C’est comme ça que tu me remercies ???

Je te rassure, c’est tout à fait normal !!!! Et c’est ce qui arrive lorsqu’on commence à écouter ses désirs plutôt que sa tête ! Il vaut mieux en être conscient, ça permet de relativiser et d’y aller quand même.

Alors, c’est quoi ta prochaine action qui te fera sortir de ta zone de confort en allant vers ton envie ? N’hésite pas à me la partager en commentaire, ça la rendra encore plus réelle !

*Oui c’est un raccourci, utilisé pour la rapide compréhension du lecteur et ne pas nuire à la fluidité de la lecture…

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Si ce n’est pas encore fait, inscris-toi à ma newsletter, ça peut être ça aussi sortir de ta zone de confort aujourd’hui, Hi hi hi 😀

Il y a quelques jours, j’ai fait mon lancement officiel sur Facebook en vidéo en tant qu’Accompagnante Métamorphose, tu peux aller la voir : j’y annonce une BIG NEWS pour mon lancement dont tu pourrais avoir envie de profiter !!! (tu peux même « liker » ma page par la même occasion, je dis ça je dis rien, hein, comme on dit…)

Tu veux savoir ce que c’est la Métamorphose ? J’ai écris des choses à ce sujet par ici et par ici : c’est ma page de vente.

Suis-je prête à vivre mon abondance ?

Et toi, es-tu prêt à vivre ton abondance ?

L’abondance, l’abondance… encore un mot à la mode. Je l’utilise beaucoup moi aussi. C’est un mot dont le sens et l’importance me sont apparus lorsque je me suis intéressée à la permaculture il y a quelques années. J’ai découvert alors ce grand concept : La Nature est Abondance.

Ce concept d’abondance a fait son petit chemin en moi depuis 5 ans. Je me suis rendue compte que j’avais pas mal de blocages vis-à-vis de cette abondance. Au départ je n’avais pas envie de la vivre.  Concernant l’abondance financière par exemple : j’ai d’abord vécu avec l’idée, consciente et/ou inconsciente, que c’était mieux de vivre sans argent. Que l’argent c’est sale et c’est mal – pour faire court. Que ça me donne plus de valeur de galérer, que ça fait de moi une meilleure personne. En même temps c’est le conditionnement de siècles d’idéologie religieuse de notre société (dans les grandes lignes, hein…), j’étais juste rentrée dans le moule.

Puis petit à petit, j’ai voulu me défaire de cette idée. Un jour, je me suis rendue compte que j’avais galéré car c’était ce que je voulais, à un moment donné de ma vie. Donc j’étais contente, mon souhait avait été exaucé. Désormais je ne voulais plus galérer. Je voulais vivre dans l’abondance. Que les choses, les expériences, la nourriture, l’argent… soient accessibles facilement, de manière fluide.

Et ça s’est fait. C’est toujours en train de se faire. Sur tous les niveaux.

Et maintenant je touche du doigt cette abondance. En ce moment, je vis l’abondance alimentaire grâce à mon job. Je me suis rendue compte que si je n’y prête pas attention, je vais à nouveau la bloquer. Parce que j’ai peur de gaspiller. Je pensais être prête pourtant. Mais dans les faits, une fois que l’abondance s’est offerte à moi, j’étais à deux doigts de la refuser à nouveau, parce qu’à une ou deux reprises j’ai pensé : « Non, regarde ce gaspillage, c’est dommage… » Et là ça a fait tilt dans ma tête. Dommage ? C’est en effet dommage de penser que c’est dommage. Si je ne suis pas prête à accepter le « gaspillage », je ne suis pas prête à être dans l’abondance.

Parce que pour moi c’est ça l’abondance, j’ai plus que ce dont j’ai besoin.

La Nature produit beaucoup plus que nécessaire. Mais nous on est là avec notre peur du manque, à vouloir tout récolter, à se forcer à manger la même chose tout l’été pour ne pas gaspiller les récoltes du jardin, à faire des bocaux et des réserves pour éviter le gaspillage.

Qu’est-ce que le gaspillage finalement ? Ce ne serait pas un concept religieux ou sociétal justement ? Un truc de bien-pensants ? Le gaspillage n’existe pas dans la Nature. La Nature est tellement parfaite qu’il y aura toujours des êtres vivants pour s’occuper de mes restes, de mes déchets, appelle-les comme tu veux. Ça leur permet d’exister et de vivre. Quelque part, gaspiller c’est partager.

Et là je ne parle que de choses tangibles. Argent, nourriture… Et si on parlait d’abondance d’amour ? Est-il possible de gaspiller de l’Amour ? T’autorise-tu à vivre dans l’abondance d’amour ? Et si comme pour l’argent, c’était une question de blocage ? Et la beauté, vois-tu l’abondance de beauté autour de toi ? Es-tu capable de t’émerveiller ne serait-ce qu’une fois par jour devant la beauté et la perfection qui nous entourent ?

Quand j’ai commencé à y prêter attention, je me suis rendue compte que l’abondance était partout. Je me suis autorisée à la reconnaître et à la recevoir. Et j’ai envie que ça continue et que ça grandisse…

Et toi ? As-tu envie d’abondance ? As-tu envie de galérer, inconsciemment, quelque part ? Es-tu prêt à vivre ton abondance ? Oui ? Alors reconnais-la, remercie-la et fais comme si tu baignais déjà dedans. Car c’est déjà le cas. Tout simplement, ce n’est peut-être pas celle à laquelle tu penses…

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L’apprentissage fait des dégâts

Ou comment un enfant de deux ans est mon meilleur maître sur le chemin de la conscience

Avez-vous déjà observé un enfant ? Il apprend, c’est son moteur. Il veut faire. Par lui-même, tout et tout seul. Sa soif d’apprentissage est sans limite.

Notre fils nous aide à préparer les repas. Si on ne canalise pas son énergie,  ses gestes et sa volonté d’aider, c’est le champ de bataille dans la cuisine. C’est difficile de trouver le juste milieu entre lui laisser tout faire pour qu’il découvre et l’empêcher de tout faire pour préserver l’état de la maison. J’essaie toujours de lui laisser faire les choses à sa mesure. Mais petit à petit je lui laisse faire des choses de plus en plus osées, avec de plus en plus d’autonomie et de difficulté. En fait non, ce n’est pas moi qui essaie de lui laisser faire, c’est lui qui commence à faire les choses. Il choisit lui-même de se diriger vers des choses plus difficiles parce qu’il maitrise déjà celles que je lui propose. Et moi je suis là, je reste à côté, j’essaie de canaliser.

Avez-vous déjà observé un adulte ? En fait, c’est pareil. A un autre niveau.  Nous aussi, adultes, sommes motivés par la soif d’apprentissage. Je pense que nous ne cessons jamais d’apprendre. Nous avons besoin d’expérimenter au maximum et de faire toutes les erreurs possibles et d’apprendre de leurs résultats. Une fois qu’on a compris, c’est bon, plus besoin de les refaire. Comme les enfants. Même s’il nous faut sans doute plusieurs vies pour faire toutes les erreurs possibles… ça ne rentrerait pas dans une seule !

Et vu les dégâts que peut faire un enfant, un seul petit être, imaginez les dégâts à l’échelle de l’humanité. Vous visualisez ? Évidemment, c’est exactement ce qui se passe aujourd’hui. Nous sommes en train de faire tous les dégâts possibles et inimaginables à l’échelle de l’humanité et à l’échelle planétaire (voire au-delà, car apparemment on aurait envoyé des trucs dans l’espace non ?) NOUS SOMMES TOUS EN TRAIN D’APPRENDRE. CONSTAMMENT. CONTINUELLEMENT. MÊME SI NOUS N’EN N’AVONS PAS CONSCIENCE. Bonjour les dégâts…

Quand je vois l’état de la cuisine après un passage où mon fils a fait « tout seul », j’imagine le parent qui regarde la Terre, comme si c’était sa cuisine, et l’état dans lequel l’a mise sa progéniture… Vous voyez la mise en abyme ? Alors on fait quoi ? On dit que tous les humains (ou les enfants, selon le contexte) sont des gros cons parce qu’ils font n’importe quoi ? Ou on se retrousse les manches et on commence à ranger, en se disant que la progéniture s’est entraînée aujourd’hui, elle a appris quelque chose, même si c’est infime, et elle fera mieux la prochaine fois. Il n’y a plus qu’à passer derrière pour nettoyer et ranger maintenant.

Savez-vous comment je nettoie le champ de bataille laissé par mon fils ? Avec bienveillance. Je le laisse casser des choses. Françoise Dolto disait qu’un enfant doit faire des dégâts. Et bien un adulte aussi apparemment. Et si on se considérait nous aussi avec bienveillance ? Il y a sûrement quelqu’un derrière nous qui se réjouit de notre apprentissage, de notre évolution, et qui ramasse le verre brisé avec bienveillance. Peut-être un peu d’agacement parfois, car il ou elle se demande quand est-ce que nous comprendrons qu’à force de balancer un objet il se casse ? Qu’à force de polluer on détruit ?

Cette évidence m’a frappée ce midi, alors qu’il y avait de la vinaigrette un peu partout dans la cuisine et des crudités mélangées avec les pommes pour la tarte. Et devinez-quoi ? Avec un tel apprentissage pour mon fils, et avec ce que j’ai compris, donc un apprentissage pour moi-même, j’étais très heureuse de tout ranger et nettoyer derrière nous.

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Le jour où j’ai compris le syndrome de Stockholm

Je n’étais pas la victime mais le bourreau

Ou pourquoi il y a de l’Amour même dans la violence…

[Juste pour info avec un grand raccourci : le syndrome de Stockholm est le nom que l’on donne lorsque les victimes s’attachent à leur bourreau. Elles peuvent même aller jusqu’à les défendre.]

Ça commence plutôt sérieusement aujourd’hui. On parle pas mal de maltraitance animale en ce moment. Moi j’ai choisi de parler de maltraitance végétale. J’ai découvert la maltraitance végétale en travaillant dans les vignes. Je ne dis pas que tous les vignobles/vignerons/viticulteurs maltraitent les végétaux. Je n’ai pas été les voir. Je ne sais pas ce qu’ils font. Je parle simplement de mon expérience. Expérience qui a consisté à plier des branches pour les enrouler autour d’un fil de fer tendu entre des poteaux. Environ 300 branches par jour, c’était mon rendement. D’autres font sans doute plus. Auparavant, chaque pied a été ratiboisé et on ne lui a laissé en général qu’une unique branche. Cette branche on la tord et on la plie. Et là c’est craquement sur craquement, l’écorce se fend, à plusieurs endroits. C’est la porte ouverte aux maladies, mais en même temps, avec toutes les branches qui ont été taillées sur ce pauvre pied torturé, les portes ouvertes pour les champignons ce n’est pas ce qui manque. Parfois le bois se vrille et s’ouvre… la sève va couler. Quand c’est le cas, c’est que je n’ai pas su faire ma tâche correctement, mais qu’est-ce qui est vraiment correct envers cette plante ?

Les pieds de vigne ne peuvent pas crier. Mais ils craquent et leur écorce se fend. J’entends déjà des personnes dire que les plantes ne ressentent pas la douleur et qu’elles ne peuvent pas s’exprimer. Après cette expérience, j’ai un vrai gros doute là-dessus. Les craquements sont des bruits sinistres. Je les ai vraiment pris comme un moyen de s’exprimer pour la plante. Et ils ne sont pas associés à quelque chose de joyeux ou de léger. Ces craquements n’étaient pas des signaux agréables pour moi. Alors pour essayer de limiter leur douleur, je leur donnais de l’amour à ma façon. Je leur parlais, je les traitais avec respect (lol), comme si c’étaient des êtres vivants (relol). Je me disais que je pouvais toujours partir et abandonner ce travail, qui n’était manifestement pas du tout fait pour moi. Mais je me disais alors que quelqu’un d’autre le ferait à ma place, et cette personne les traiterait peut-être encore moins bien (si c’est possible…)

Et c’est là que j’ai compris. Tout est amour. On peut plier des branches avec amour. C’était exactement ce que j’étais en train de faire. C’est pourtant un acte de cruauté envers la plante. On peut faire l’acte le plus cruel et violent possible, ça peut tout simplement être de l’amour. Peut-être mal exprimé, certes, ou dans le mauvais contexte. J’étais un bourreau qui aimait ses victimes, qui essayait de les chouchouter. Alors pourquoi mes victimes ne m’auraient-elles pas rendu cet amour ? C’est ça le syndrome de Stockholm. Certaines plantes se laissaient plier gentiment. Et de toutes les branches que j’ai pliées, avec amour, je suis sûre que certaines plantes m’ont rendu cet amour.

Je ne dis pas qu’on doit forcément aimer son bourreau. Des pieds de vignes se sont rebiffés, ils m’ont donné un coup, ou m’ont fouettée ou piquée. J’ai accueilli leur réaction avec respect, et une certaine joie d’obtenir une réponse violente de leur part. Même les plantes ont du caractère. C’est pas génial ça ? D’autres ont cassé, ils ont préféré se sacrifier plutôt que de se laisser manipuler contre leur volonté. Depuis quelques lignes je ne parle que de rapport humain/plante. Est-ce que vous voyez comme moi une analogie avec les rapports humains/animaux et humains/humains ?

J’ai été le bourreau de pieds de vigne pendant deux semaines. Ensuite je n’y suis pas retournée, car je n’avais plus envie d’être un bourreau, même en étant un bourreau avec les meilleurs intentions du monde et pleines d’amour envers ces plantes maltraitées. J’ai pris mes responsabilités et je suis partie. C’est moi qui suis responsable de tous mes actes, même ceux dictés par un patron. Rien ne m’oblige à rester et à faire ce qu’il me demande si j’estime que ce n’est pas juste pour moi.

Tout ça pour dire que nous pourrions arrêter de juger les victimes ET les bourreaux. Nous sommes tous victimes un jour, bourreaux le lendemain. Le tout est de s’en rendre compte et de s’en détacher. De se rapprocher petit à petit de ce qui va dans le sens de notre âme, du Beau et du Vrai. Nous sommes tous responsables de nos propres actes.

Parce qu’en pliant toutes ces branches, ce sont des parties de moi que j’ai pliées, tordues, vrillées dans tous les sens. Certaines cassées, d’autres franchement abimées, toutes. En pliant ces branches, je me faisais du mal à moi-même. En étant bourreau envers autrui, on est bourreau envers soi-même avant tout.

Je tiens quand même à préciser que je n’ai pas spécialement d’avis sur les gens qui plient des branches, scient des vaches ou encore découpent des gens.  Chacun fait ce qu’il peut à chaque instant avec les moyens physiques, mentaux et émotionnels qu’il a à sa disposition. En fait je suis juste heureuse de faire des expériences et à chacune d’entre elles, je sais plus précisément ce vers quoi j’ai envie d’aller. Ce qui me ressemble et ce qui ne me ressemble pas. Ce que j’ai envie d’être et ce que je n’ai pas envie d’être. Je remercie toutes ces expériences pour me permettre de mieux me connaître. Ok, j’en chie au passage bien sûr, des fois je ne remercie que longtemps après. Seulement une fois que j’ai bien digéré. Mais plus les expériences s’accumulent, plus je vois rapidement la perfection de cette œuvre parfaite qu’est la vie. Et j’éprouve une immense gratitude pour tout ça.

Tout est merveilleux. Mais ça, ce sera le sujet d’un prochain article… A suivre !

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