Suis-je prête à vivre mon abondance ?

Et toi, es-tu prêt à vivre ton abondance ?

L’abondance, l’abondance… encore un mot à la mode. Je l’utilise beaucoup moi aussi. C’est un mot dont le sens et l’importance me sont apparus lorsque je me suis intéressée à la permaculture il y a quelques années. J’ai découvert alors ce grand concept : La Nature est Abondance.

Ce concept d’abondance a fait son petit chemin en moi depuis 5 ans. Je me suis rendue compte que j’avais pas mal de blocages vis-à-vis de cette abondance. Au départ je n’avais pas envie de la vivre.  Concernant l’abondance financière par exemple : j’ai d’abord vécu avec l’idée, consciente et/ou inconsciente, que c’était mieux de vivre sans argent. Que l’argent c’est sale et c’est mal – pour faire court. Que ça me donne plus de valeur de galérer, que ça fait de moi une meilleure personne. En même temps c’est le conditionnement de siècles d’idéologie religieuse de notre société (dans les grandes lignes, hein…), j’étais juste rentrée dans le moule.

Puis petit à petit, j’ai voulu me défaire de cette idée. Un jour, je me suis rendue compte que j’avais galéré car c’était ce que je voulais, à un moment donné de ma vie. Donc j’étais contente, mon souhait avait été exaucé. Désormais je ne voulais plus galérer. Je voulais vivre dans l’abondance. Que les choses, les expériences, la nourriture, l’argent… soient accessibles facilement, de manière fluide.

Et ça s’est fait. C’est toujours en train de se faire. Sur tous les niveaux.

Et maintenant je touche du doigt cette abondance. En ce moment, je vis l’abondance alimentaire grâce à mon job. Je me suis rendue compte que si je n’y prête pas attention, je vais à nouveau la bloquer. Parce que j’ai peur de gaspiller. Je pensais être prête pourtant. Mais dans les faits, une fois que l’abondance s’est offerte à moi, j’étais à deux doigts de la refuser à nouveau, parce qu’à une ou deux reprises j’ai pensé : « Non, regarde ce gaspillage, c’est dommage… » Et là ça a fait tilt dans ma tête. Dommage ? C’est en effet dommage de penser que c’est dommage. Si je ne suis pas prête à accepter le « gaspillage », je ne suis pas prête à être dans l’abondance.

Parce que pour moi c’est ça l’abondance, j’ai plus que ce dont j’ai besoin.

La Nature produit beaucoup plus que nécessaire. Mais nous on est là avec notre peur du manque, à vouloir tout récolter, à se forcer à manger la même chose tout l’été pour ne pas gaspiller les récoltes du jardin, à faire des bocaux et des réserves pour éviter le gaspillage.

Qu’est-ce que le gaspillage finalement ? Ce ne serait pas un concept religieux ou sociétal justement ? Un truc de bien-pensants ? Le gaspillage n’existe pas dans la Nature. La Nature est tellement parfaite qu’il y aura toujours des êtres vivants pour s’occuper de mes restes, de mes déchets, appelle-les comme tu veux. Ça leur permet d’exister et de vivre. Quelque part, gaspiller c’est partager.

Et là je ne parle que de choses tangibles. Argent, nourriture… Et si on parlait d’abondance d’amour ? Est-il possible de gaspiller de l’Amour ? T’autorise-tu à vivre dans l’abondance d’amour ? Et si comme pour l’argent, c’était une question de blocage ? Et la beauté, vois-tu l’abondance de beauté autour de toi ? Es-tu capable de t’émerveiller ne serait-ce qu’une fois par jour devant la beauté et la perfection qui nous entourent ?

Quand j’ai commencé à y prêter attention, je me suis rendue compte que l’abondance était partout. Je me suis autorisée à la reconnaître et à la recevoir. Et j’ai envie que ça continue et que ça grandisse…

Et toi ? As-tu envie d’abondance ? As-tu envie de galérer, inconsciemment, quelque part ? Es-tu prêt à vivre ton abondance ? Oui ? Alors reconnais-la, remercie-la et fais comme si tu baignais déjà dedans. Car c’est déjà le cas. Tout simplement, ce n’est peut-être pas celle à laquelle tu penses…

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As-tu déjà ramassé des prunes ?

Ou comment un si petit fruit est capable de me révéler la grande Magie

Fin août, fin de l’été, les bons fruits ont bien profité de la chaleur et sont gorgés de soleil. Prêts à s’offrir. C’est cadeau, c’est l’abondance, la nature qui s’offre à nous, gratuitement. Mmm, des bonnes prunes !!!

J’ai de la chance : quand mon papa était petit,  il a planté des pruniers avec son grand-père. Je peux aller chercher des fruits sous l’arbre tous les étés. Je n’ai pas besoin de passer par la case étal d’un commerçant. Et ça, non seulement c’est gratuit, mais ça n’a surtout pas de prix car c’est une expérience formidable. Si simple, mais si puissante.

Je suis remplie de gratitude lorsque je récolte. Je trouve ces instants magiques et magnifiques.

Je connais des personnes qui voient ça comme une corvée. Et surtout, il faut tout ramasser, pour ne pas gaspiller. Il faut faire des bocaux, il faut faire des confitures… Pourquoi se donner tant de peine ? Je ramasse ce que j’ai envie de manger. Le reste je ne le prends pas. C’est pour les animaux, les insectes, les habitants du sol. C’est loin d’être perdu ! Les bocaux de toute façon c’est beaucoup moins bon. Je préfère attendre l’année prochaine et remanger des vrais fruits. Et les confitures, ok j’avoue, c’est bon, mais la dose de sucre est trop élevée pour moi.

Manger des fruits qu’on vient de ramasser sous l’arbre, ou qu’on vient de cueillir, c’est tellement délicieux… Dans ces moments-là, je me sens connectée au Grand Tout. Je comprends et j’intègre à l’intérieur de mon corps pourquoi je suis venue m’incarner sur cette terre. Je ressens une profonde gratitude et une excitation juvénile, comme si c’était Noël à chaque fois. Cette année, j’étais tellement heureuse que je me suis rendue compte que j’avais envie d’inscrire cet instant en moi, pour m’en souvenir lorsque je me poserai LA question récurrente, celle qui je sais, se posera dans un futur plus ou moins proche, et qui est : « Mais qu’est-ce que je fous-là ? » (On peut ajouter « bordel » en fonction de l’intensité de la situation…)

Ma réponse sera alors « Souviens-toi des prunes ».

Et oui, j’ai beau traverser des moments d’intense peine ou tristesse, ou d’incompréhension, la Beauté de la Vie me rattrape toujours. Heureusement finalement. La Beauté de la Vie, celle qui m’émerveille tant… c’est ce fil qui me raccroche quand j’ai l’impression que tout est perdu et que je vais basculer dans le vide. C’est cette étincelle qui ravive ma flamme quand elle est sur le point de s’éteindre. C’est à la fois si simple, si évident, si gratuit et tellement puissant.

Et toi ? Je t’invite à faire quelque chose d’évident pour toi et de reconnaître sa puissance. Prends conscience de ce que tu fais, de l’état dans lequel tu le fais. Prends le temps de ressentir cette gratitude qui t’envahit, et imagine qu’elle est tellement puissante qu’elle s’étend jusqu’à l’autre bout de l’univers. C’est ta puissance qui s’exprime. C’est un merveilleux cadeau et c’est une clé vers ton pouvoir et ta liberté.

Il est temps de récolter les graines que la Vie a semées. Alors vas-y, récolte. « Harvest » ta vie.

En plus, une simple tarte au prune est une occasion de laisser s’exprimer sa créativité !


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L’apprentissage fait des dégâts

Ou comment un enfant de deux ans est mon meilleur maître sur le chemin de la conscience

Avez-vous déjà observé un enfant ? Il apprend, c’est son moteur. Il veut faire. Par lui-même, tout et tout seul. Sa soif d’apprentissage est sans limite.

Notre fils nous aide à préparer les repas. Si on ne canalise pas son énergie,  ses gestes et sa volonté d’aider, c’est le champ de bataille dans la cuisine. C’est difficile de trouver le juste milieu entre lui laisser tout faire pour qu’il découvre et l’empêcher de tout faire pour préserver l’état de la maison. J’essaie toujours de lui laisser faire les choses à sa mesure. Mais petit à petit je lui laisse faire des choses de plus en plus osées, avec de plus en plus d’autonomie et de difficulté. En fait non, ce n’est pas moi qui essaie de lui laisser faire, c’est lui qui commence à faire les choses. Il choisit lui-même de se diriger vers des choses plus difficiles parce qu’il maitrise déjà celles que je lui propose. Et moi je suis là, je reste à côté, j’essaie de canaliser.

Avez-vous déjà observé un adulte ? En fait, c’est pareil. A un autre niveau.  Nous aussi, adultes, sommes motivés par la soif d’apprentissage. Je pense que nous ne cessons jamais d’apprendre. Nous avons besoin d’expérimenter au maximum et de faire toutes les erreurs possibles et d’apprendre de leurs résultats. Une fois qu’on a compris, c’est bon, plus besoin de les refaire. Comme les enfants. Même s’il nous faut sans doute plusieurs vies pour faire toutes les erreurs possibles… ça ne rentrerait pas dans une seule !

Et vu les dégâts que peut faire un enfant, un seul petit être, imaginez les dégâts à l’échelle de l’humanité. Vous visualisez ? Évidemment, c’est exactement ce qui se passe aujourd’hui. Nous sommes en train de faire tous les dégâts possibles et inimaginables à l’échelle de l’humanité et à l’échelle planétaire (voire au-delà, car apparemment on aurait envoyé des trucs dans l’espace non ?) NOUS SOMMES TOUS EN TRAIN D’APPRENDRE. CONSTAMMENT. CONTINUELLEMENT. MÊME SI NOUS N’EN N’AVONS PAS CONSCIENCE. Bonjour les dégâts…

Quand je vois l’état de la cuisine après un passage où mon fils a fait « tout seul », j’imagine le parent qui regarde la Terre, comme si c’était sa cuisine, et l’état dans lequel l’a mise sa progéniture… Vous voyez la mise en abyme ? Alors on fait quoi ? On dit que tous les humains (ou les enfants, selon le contexte) sont des gros cons parce qu’ils font n’importe quoi ? Ou on se retrousse les manches et on commence à ranger, en se disant que la progéniture s’est entraînée aujourd’hui, elle a appris quelque chose, même si c’est infime, et elle fera mieux la prochaine fois. Il n’y a plus qu’à passer derrière pour nettoyer et ranger maintenant.

Savez-vous comment je nettoie le champ de bataille laissé par mon fils ? Avec bienveillance. Je le laisse casser des choses. Françoise Dolto disait qu’un enfant doit faire des dégâts. Et bien un adulte aussi apparemment. Et si on se considérait nous aussi avec bienveillance ? Il y a sûrement quelqu’un derrière nous qui se réjouit de notre apprentissage, de notre évolution, et qui ramasse le verre brisé avec bienveillance. Peut-être un peu d’agacement parfois, car il ou elle se demande quand est-ce que nous comprendrons qu’à force de balancer un objet il se casse ? Qu’à force de polluer on détruit ?

Cette évidence m’a frappée ce midi, alors qu’il y avait de la vinaigrette un peu partout dans la cuisine et des crudités mélangées avec les pommes pour la tarte. Et devinez-quoi ? Avec un tel apprentissage pour mon fils, et avec ce que j’ai compris, donc un apprentissage pour moi-même, j’étais très heureuse de tout ranger et nettoyer derrière nous.

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Je range ma vie

Quand j’ai envie de passer à une autre activité, je range mon plan de travail, mon bureau, ma table ou même ma pièce…

En ce moment je fais pareil avec ma vie, je la range. J’ai envie de passer à une nouvelle vie. Une nouvelle activité pro, une nouvelle manière de voir les choses, d’appréhender la vie et de lui faire confiance, de me faire confiance. Un nouveau paradigme, carrément, je lâche le mot.  Alors je suis en train de ranger ma vie. Physiquement et donc énergétiquement.

Je me débarrasse de tous les objets, que je traine depuis des années, que je garde « au cas où ». Ça va du bijou, en passant par la paire de chaussure, la robe… jusqu’aux meubles : lit, tables…  stockés quelque part, que je gardais, toujours « au cas où », ne sachant pas de quoi demain sera fait. J’avais aussi du mal à me séparer d’objets pour lesquels j’avais de l’attachement et qui correspondaient à tout un pan de ma vie.

J’ai vraiment l’image de tous ces objets ancrés dans la matière, et de tous ces liens invisibles mais néanmoins réels qu’il y a entre moi et eux. Forcément, ces liens me retiennent en arrière. Je pourrais être la Doris libre que je veux être, malgré tous ces liens. Mais quelle énergie ça me demanderait alors de déployer, d’avancer avec tous ces liens qui me tirent en arrière, comme autant de lests d’une Montgolfière qu’on veut maintenir à terre, comme autant d’ancres d’un bateau qu’on veut maintenir au port. Essayez de monter une côte avec un vélo chargé et un sac à dos énorme. Essayez ensuite avec un vélo super léger, sans sac ni rien. Dans le premier cas, ça demande un effort énorme, voire insurmontable. Vous serez sûrement obligés de descendre du vélo et de le pousser. Dans le deuxième cas, ça demande un effort, mais vous pourrez y arriver sans trop de dommages.

Donc toutes ces choses que je gardais « au cas où », je les vois aujourd’hui comme de véritables freins énergétiques. Ces objets, faits de matière, avec tous les souvenirs qui leurs sont associés, toutes ces versions de moi que je ne suis plus, ils me retiennent en arrière. Tant que je ne coupe pas le lien avec eux, ils me raccrochent à la version de moi du passé. J’ai besoin de couper tous ces liens. De donner libre cours à cette nouvelle version de moi qui veut sortir, libérée de tous ses lests.

Je me déleste donc. Physiquement mais aussi énergétiquement. Car tous ces objets sont de l’énergie. Une énergie qui ne ressemble plus à la mienne. Mais ils sont toujours mes objets. Alors mon énergie, la nouvelle, celle qui a envie d’être pleinement, ne peut pas pleinement voir le jour.

Je m’allège. Je le sens. Ça me fait du bien

Je bouillonne à l’intérieur de commencer ma nouvelle vie. Même si j’ai commencé par bribes, cet article en est d’ailleurs le fruit, je ne peux pas encore m’y consacrer à 100%, je n’ai pas les conditions pour. Ce n’est qu’une question de semaines. Les choses sont mises en place, maintenant il faut patienter. Instinctivement je sens que j’ai besoin de ce temps comme d’une préparation. Comme un sportif qui se prépare à jouer un grand match. Ou un acteur qui se prépare à tourner un film. Il a sûrement un petit rituel physique et psychique. Moi c’est pareil. Je me prépare physiquement et psychologiquement à jouer dans le film de ma nouvelle vie. Alors je range l’ancienne.

Je me débarrasse aussi, par la même occasion, d’anciennes habitudes. D’anciens schémas mentaux aussi. Des mécanismes rassurants car connus mais que je n’ai pas envie d’emmener avec moi à l’autre bout du monde, ou même de l’univers. Je ne cherche pas à le faire, ça se fait tout seul. Je n’ai pas besoin de faire d’exercice particulier sur 21 jours ou de calculer quoique ce soit. Je me reconnecte simplement (oui c’est facile à dire je sais) à ce qui m’anime, ce qui me fait vibrer, ce qui me porte. A la vision de ce que j’ai envie de vivre de plus fort. Je n’exige pas moins. Le processus est lancé. Je ne sais pas où je vais ni ce qui va se passer mais je sais aujourd’hui que je ne pourrai pas revenir en arrière.

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Ou si tu veux savoir quelle sera ma nouvelle activité pro, un indice se cache par-là

Le jour où j’ai compris le syndrome de Stockholm

Je n’étais pas la victime mais le bourreau

Ou pourquoi il y a de l’Amour même dans la violence…

[Juste pour info avec un grand raccourci : le syndrome de Stockholm est le nom que l’on donne lorsque les victimes s’attachent à leur bourreau. Elles peuvent même aller jusqu’à les défendre.]

Ça commence plutôt sérieusement aujourd’hui. On parle pas mal de maltraitance animale en ce moment. Moi j’ai choisi de parler de maltraitance végétale. J’ai découvert la maltraitance végétale en travaillant dans les vignes. Je ne dis pas que tous les vignobles/vignerons/viticulteurs maltraitent les végétaux. Je n’ai pas été les voir. Je ne sais pas ce qu’ils font. Je parle simplement de mon expérience. Expérience qui a consisté à plier des branches pour les enrouler autour d’un fil de fer tendu entre des poteaux. Environ 300 branches par jour, c’était mon rendement. D’autres font sans doute plus. Auparavant, chaque pied a été ratiboisé et on ne lui a laissé en général qu’une unique branche. Cette branche on la tord et on la plie. Et là c’est craquement sur craquement, l’écorce se fend, à plusieurs endroits. C’est la porte ouverte aux maladies, mais en même temps, avec toutes les branches qui ont été taillées sur ce pauvre pied torturé, les portes ouvertes pour les champignons ce n’est pas ce qui manque. Parfois le bois se vrille et s’ouvre… la sève va couler. Quand c’est le cas, c’est que je n’ai pas su faire ma tâche correctement, mais qu’est-ce qui est vraiment correct envers cette plante ?

Les pieds de vigne ne peuvent pas crier. Mais ils craquent et leur écorce se fend. J’entends déjà des personnes dire que les plantes ne ressentent pas la douleur et qu’elles ne peuvent pas s’exprimer. Après cette expérience, j’ai un vrai gros doute là-dessus. Les craquements sont des bruits sinistres. Je les ai vraiment pris comme un moyen de s’exprimer pour la plante. Et ils ne sont pas associés à quelque chose de joyeux ou de léger. Ces craquements n’étaient pas des signaux agréables pour moi. Alors pour essayer de limiter leur douleur, je leur donnais de l’amour à ma façon. Je leur parlais, je les traitais avec respect (lol), comme si c’étaient des êtres vivants (relol). Je me disais que je pouvais toujours partir et abandonner ce travail, qui n’était manifestement pas du tout fait pour moi. Mais je me disais alors que quelqu’un d’autre le ferait à ma place, et cette personne les traiterait peut-être encore moins bien (si c’est possible…)

Et c’est là que j’ai compris. Tout est amour. On peut plier des branches avec amour. C’était exactement ce que j’étais en train de faire. C’est pourtant un acte de cruauté envers la plante. On peut faire l’acte le plus cruel et violent possible, ça peut tout simplement être de l’amour. Peut-être mal exprimé, certes, ou dans le mauvais contexte. J’étais un bourreau qui aimait ses victimes, qui essayait de les chouchouter. Alors pourquoi mes victimes ne m’auraient-elles pas rendu cet amour ? C’est ça le syndrome de Stockholm. Certaines plantes se laissaient plier gentiment. Et de toutes les branches que j’ai pliées, avec amour, je suis sûre que certaines plantes m’ont rendu cet amour.

Je ne dis pas qu’on doit forcément aimer son bourreau. Des pieds de vignes se sont rebiffés, ils m’ont donné un coup, ou m’ont fouettée ou piquée. J’ai accueilli leur réaction avec respect, et une certaine joie d’obtenir une réponse violente de leur part. Même les plantes ont du caractère. C’est pas génial ça ? D’autres ont cassé, ils ont préféré se sacrifier plutôt que de se laisser manipuler contre leur volonté. Depuis quelques lignes je ne parle que de rapport humain/plante. Est-ce que vous voyez comme moi une analogie avec les rapports humains/animaux et humains/humains ?

J’ai été le bourreau de pieds de vigne pendant deux semaines. Ensuite je n’y suis pas retournée, car je n’avais plus envie d’être un bourreau, même en étant un bourreau avec les meilleurs intentions du monde et pleines d’amour envers ces plantes maltraitées. J’ai pris mes responsabilités et je suis partie. C’est moi qui suis responsable de tous mes actes, même ceux dictés par un patron. Rien ne m’oblige à rester et à faire ce qu’il me demande si j’estime que ce n’est pas juste pour moi.

Tout ça pour dire que nous pourrions arrêter de juger les victimes ET les bourreaux. Nous sommes tous victimes un jour, bourreaux le lendemain. Le tout est de s’en rendre compte et de s’en détacher. De se rapprocher petit à petit de ce qui va dans le sens de notre âme, du Beau et du Vrai. Nous sommes tous responsables de nos propres actes.

Parce qu’en pliant toutes ces branches, ce sont des parties de moi que j’ai pliées, tordues, vrillées dans tous les sens. Certaines cassées, d’autres franchement abimées, toutes. En pliant ces branches, je me faisais du mal à moi-même. En étant bourreau envers autrui, on est bourreau envers soi-même avant tout.

Je tiens quand même à préciser que je n’ai pas spécialement d’avis sur les gens qui plient des branches, scient des vaches ou encore découpent des gens.  Chacun fait ce qu’il peut à chaque instant avec les moyens physiques, mentaux et émotionnels qu’il a à sa disposition. En fait je suis juste heureuse de faire des expériences et à chacune d’entre elles, je sais plus précisément ce vers quoi j’ai envie d’aller. Ce qui me ressemble et ce qui ne me ressemble pas. Ce que j’ai envie d’être et ce que je n’ai pas envie d’être. Je remercie toutes ces expériences pour me permettre de mieux me connaître. Ok, j’en chie au passage bien sûr, des fois je ne remercie que longtemps après. Seulement une fois que j’ai bien digéré. Mais plus les expériences s’accumulent, plus je vois rapidement la perfection de cette œuvre parfaite qu’est la vie. Et j’éprouve une immense gratitude pour tout ça.

Tout est merveilleux. Mais ça, ce sera le sujet d’un prochain article… A suivre !

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La magie de la Métamorphose

Imagine que tu portes tes vêtements comme une seconde peau. Ils affirment au monde qui tu es. Ils te donnent confiance en toi. Tes vêtements c’est toi. Leur matière est en parfaite adéquation avec ta peau. Leur forme souligne l’architecture de ton corps. Et leur couleur, elle te porte merveilleusement bien. Tu te vois dans le miroir comme tu ne t’es jamais vue. Toi. C’est toi.

Tu ne pensais pas que tes vêtements pourraient avoir ce super pouvoir ? C’est que tu n’as jamais entendu parler de Flora Douville.

Flora est une magicienne. Elle a mis en lumière une méthode très puissante qu’elle a appelée la Métamorphose. Cela fait 10 ans qu’elle continue, réajuste, améliore ses observations et ses perceptions pour peaufiner sa méthode.

Elle ne l’a pas inventée de toutes pièces. Elle a simplement, grâce à ses super pouvoirs d’observation et de perception, mis le doigt sur des lois naturelles qui parlent du corps, comment il s’exprime, comment il bouge, comment il est structuré, comment il rayonne… Elle ne s’est pas contentée de mettre le doigt, elle est allée défricher, creuser et mettre en lumière ce trésor de découverte. Car ces particularités de notre corps, cette énergie qui lui est propre, en disent beaucoup sur nos fonctionnements mentaux, émotionnels, relationnels et sur ce qui nous donne profondément envie d’avancer dans la vie.

C’est la magie de la Métamorphose : non seulement tu peux porter les vêtements qui sont en parfaite adéquation avec ton corps car tu as appris à les reconnaître, ces vêtements qui sont faits de la même énergie que toi, qui te permettent d’être pleinement toi-même, de te montrer au monde tel que tu es, de te mettre en valeur, de te sentir confiante, mise en beauté et en lumière. Mais en plus, tu as découvert tes fonctionnements naturels et tu les reconnais comme des forces.

Je me forme auprès d’elle depuis avril 2018. Je suis tombée raide fan de la Métamorphose dès que j’en ai entendu parler, quelques mois auparavant. C’est une passion que j’ai envie de faire découvrir autour de moi. La Méta (c’est son petit nom chez les intimes) m’a tellement apporté. La liste est longue :

  • J’ai compris une chose cruciale. Ce n’est pas mon corps qui n’est pas adapté pour certains vêtements, dans lesquels je me sens tassée, trop grosse, moche, et j’en passe, la liste pourrait être longue. Ce sont ces vêtements-là qui ne sont pas adaptés à mon corps. Quand je mets les bonnes coupes de vêtements, et les bonnes matières, je me sens féminine, je me sens dynamique, et je me sens à ma place.
  • Quand je mets les bonnes couleurs, c’est juste Waouh ! Je suis trop belle ! Même pas besoin de maquillage, j’aurais l’impression d’être déguisée (bon je peux quand même en mettre un peu si j’ai envie, mais c’est vraiment pas une nécessité…) Alors que je suis juste une fille normale, comme toutes les autres. Mais tu prends n’importe quelle fille normale, tu lui mets ses couleurs, et là : Waouh, elle est trop belle !
  • J’ai compris une autre chose cruciale : j’ai souvent eu l’impression d’être complètement nulle, trop impactée émotionnellement, pas capable de répondre de suite quand j’aurais envie de répondre du tac au tac… Et en fait pas besoin de culpabiliser pour ça. C’est ce que je suis profondément. C’est l’énergie qui traverse mon corps qui a besoin de temps et d’espace pour prendre les informations qu’il y a à prendre, les intégrer, les vivre et en faire quelque chose. Je suis comme ça c’est tout. Pas besoin de me comparer aux gens nerveux ou sanguins, qui eux peuvent envoyer sur le champ et à la demande, qui sont capables de se mettre en colère comme ça devant tout le monde, tout de suite maintenant, de s’exprimer, d’extérioriser… On est tous différents et complémentaires. Ce que je prends pour une « tare » chez moi, c’est quelque chose qui peut me donner de gros atouts de l’autre côté. Ce sont en fait les deux faces d’une même pièce. Et j’ai arrêté de me focaliser sur la face qui m’énervait.

En gros, maintenant je kiffe être moi, j’ai tous les atouts en moi pour utiliser pleinement mon potentiel et créer ma vie à l’image que je veux ! C’est pas génial ça ?

« S’accepter telle que l’on est pour vivre pleinement ce qu’il y a à vivre »

C’est le super pouvoir de la Méta.

Alors vous comprenez bien pourquoi j’ai envie de partager ça à toutes les personnes qui ont envie de vivre ce changement dans leur vie aussi !

Parce que, cherry on the cake, c’est pour moi une belle occasion de m’émerveiller que de voir une personne rayonner et être totalement elle-même et en confiance dans ses vêtements.

Es-tu prête à être celle que tu as envie d’être ? Et à le montrer au monde ? A être en mesure de décider ce que tu veux faire ? Et même à passer à l’action pour le faire ? A te séparer de ce qui ne va pas dans ton sens ?

Est-ce que tu sens que c’est vivant à l’intérieur de toi maintenant ? Ton énergie s’est réveillée ? C’est peut-être même monté en puissance ?

Si c’est le cas, c’est un super indicateur qui te donne des informations sur la direction à prendre maintenant. Sur ce, savoure cet instant précieux…

J’arrive bientôt avec la suite.

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Comment j’ai perdu 20 ans de ma vie à l’école

Au secours, j’ai 30 ans et j’habite toujours chez mes (grands) parents…

Cher lecteur, je ne vais pas te parler de ce que ça fait d’habiter chez ses grands-parents à 30 ans passés, mais je trouvais ça pertinent de le mentionner car c’est une conséquence directe du sujet qui me tient à cœur de développer aujourd’hui : celui des 20 ans perdus à l’école.

L’école, j’y suis entrée à 3 ans et j’en suis sortie à 23. J’y suis même retournée de 25 à 27. Pas forcément par plaisir mais parce je pensais que c’était l’unique solution pour changer de voie. Je pensais que je devais forcément passer par l’école pour apprendre un nouveau métier.

Une scolarité classique école-collège-lycée/section scientifique. Une école d’ingénieurs, parce que normalement avec ça je ne devais pas avoir de problème pour trouver du boulot, et pour trouver un boulot intéressant. Est-ce qu’il me plait, ça c’est une autre histoire. Je peux faire un effort quand même.

Et en fait, avec le recul je me suis rendue compte que l’école que j’ai parcourue d’année en année, elle m’a préparée à la société du 20e siècle. Pas à la société d’aujourd’hui. L’inertie de la structure éducative dans notre pays est beaucoup trop grande pour s’adapter à l’accélération de la société. L’école est inadaptée pour nous préparer à la vie d’aujourd’hui.

Résultat, je suis sortie de l’école à 27 ans, encore plus perdue que quand j’y étais entrée. J’ai essayé plusieurs boulots qui ne m’ont pas plus convenus les uns que les autres. Je ne me vois pas passer ma vie dans un travail qui ne me satisfait pas. J’ai 30 ans et j’habite chez mes grands-parents. Car comme je suis exigeante en terme de qualité de vie, je ne supporte pas l’idée de passer sept, huit, neuf… heures par jour s’ils sont mal utilisés pour moi. Je n’ai pas suffisamment de revenus pour avoir mon chez moi rien qu’à moi. Et j’ai l’impression que je ne suis pas seule dans ce cas.

Quatre ans après avoir quitté l’école, à 31 ans, je commence à toucher du doigt ce que j’ai vraiment envie de faire. J’entrevois ce que va être mon activité, et elle sera à mon image. J’ai rencontré les bonnes personnes, qui m’ont prouvé qu’un autre chemin était possible. Je peux créer mon job, que j’aime exercer,  qui me ressemble et dans lequel je suis douée. Mais pour ça, pour le trouver ce job, pour en définir les contours, il a fallu que je fasse une petite pause, en dehors de cette société qui va toujours plus vite, et qui nous presse toujours plus fort, pour être en mesure d’écouter ce qu’il y avait depuis toujours à l’intérieur de moi.

Donc le bilan, 22 ans d’école m’ont été inutiles pour savoir ce que je voulais faire. 22 ans qui m’ont juste embrouillée, enfermée dans des attentes de la société, des croyances, des « il faut »… C’est peut-être un quart de ma vie que j’ai passé à l’école à apprendre à rentrer dans un moule qui ne me convenait pas. Sauf que je suis hyper douée pour entrer dans les moules. Alors après pour se défaire de leur forme… pas toujours facile.

Puis, 3 ans de réflexion, de recentrage, de pause. J’ai arrêté de me raconter des histoires. Ça m’a permis d’y voir plus clair.

Si j’avais fait ce travail à 15 ou 16 ans ? Il aurait même pris moins de temps, car à 30 ans j’ai dû faire un gros travail de déconditionnement et désapprendre tous ces à-priori de la société, qui finissent par devenir notre vérité et notre manière de fonctionner. Je pense qu’on est beaucoup moins conditionné à 15 ans qu’à 30. On est plus en contact avec nos envies profondes. Mais on ne nous considère pas assez matures pour savoir ce qu’on veut, on ne connait pas la vie, blablabla…

Pour ma part, je reviens à ce que j’avais envie de faire quand j’avais 15 ans… Même si ça n’a pas exactement la même forme, c’est la même énergie. Ce sont mes tripes qui parlent et qui me guident.

Et toi cher lecteur ? Tu voulais faire quoi quand tu avais 15 ans ? Es-tu heureux dans ta vie aujourd’hui ? Si non, qu’est-ce qui t’empêche d’en changer ?

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Petite histoire de la photo : je l’ai prise lors de mon séjour au Japon, dans la ville de Kyoto. Je tente une traduction française de la traduction anglaise : C’est une grande erreur que d’essayer de faire entrer tous les être humains dans un même moule. Je trouve que cela illustre bien mon article du jour 😉

Conditionnement quand tu nous tiens…

…par la barbichette, le premier qui rira aura une tapette

Le conditionnement. Ça commence tout petit. Quand les personnes qui s’occupent de toi te disent, c’est pas bien de faire cela, ça c’est bien continue. C’est bien / C’est pas bien. Combien de fois on l’a entendue celle-là quand on était enfant.

Je suis maman. Mon fils a deux ans et demi. C’est bien / C’est pas bien : j’ai viré ces mots de mon vocabulaire… En tout cas lorsqu’il est là.

Si je devais ne retenir qu’une chose pour l’éducation de mon fils, une seule chose à lui transmettre, ce serait de faire de lui un être libre. Non conditionné (ou disons le moins possible …) Capable de réfléchir et de prendre des décisions par lui-même et pas dépendant des autres, de ce qu’ils vont penser, de ce qu’ils vont dire, de comment ils vont réagir. Moi ça m’a pris plus de 25 ans pour prendre conscience que j’étais conditionnée au regard des autres. Pourtant le conditionnement c’est quand même ce qui régit notre vie la plupart du temps. Mais c’est tellement présent, ancré en nous, qu’on ne s’en rend même plus compte. Alors pour se déconditionner, ça m’a pris quelques années. Et c’est sûrement pas fini. Alors si je peux faire économiser quelques années d’enfermement conditionnel à mon fils et lui permettre de gagner quelques années de liberté, je prends.

Alors voilà comment je m’y prends justement. C’est très simple finalement : dès que j’ai envie de dire quelque chose à mon enfant, concernant ce qu’il fait, je me pose la question : qu’est-ce qui me pousse à faire ça ? Est-ce que c’est quelque chose qui me tient à cœur ? Ou pas ? Et si ça me tient à cœur, ça vient d’où ? Du cœur justement ? Des tripes ? Ou d’une peur ? D’une peur de quoi ? C’est pour sa sécurité et son intégrité physique ? Ou c’est juste une peur de ce que vont penser les autres ? Une peur du rejet ? De ne pas être aimé ?

En fait pour replacer les choses dans leur contexte : avant d’avoir un enfant, j’avais plein d’idées reçues sur leur éducation : la politesse, la hiérarchie familiale, la place des enfants par rapport aux adultes, dans la société, ce qu’ils DOIVENT faire, ce qu’ils ne DOIVENT PAS faire, ce qu’il FAUT que les parents fassent, etc. La liste pourrait être longue.

Et ensuite il est arrivé. Toutes mes idées reçues ont volé en éclat. Je ne pouvais m’attendre à rien de connu. C’est de l’adaptation H24, de l’inconfort 7j/7, surtout au début. Mais surtout, je me suis rendue compte que ce que je voulais pour lui, je le savais déjà, et je savais tout. Je ne pouvais pas forcément mettre les mots dessus, mais tout était là, quelque part en moi, et se présentait le moment venu. Je n’avais, et n’ai toujours que très peu d’inconnues à prendre en compte. Des doutes, bien sûr, je suis humaine et ce que je sais profondément va tellement à l’encontre de tout ce qu’on voit dans cette société qu’il y a forcément des moments de doute. Pas forcément sur ce que je ressens, mais plutôt : est-ce que je vais le mettre en application ?

Je ne sais pas dans quelle mesure les autres ont un impact sur le conditionnement d’un enfant. La nounou, les grands-parents, les autres enfants,  toutes les autres personnes qu’il fréquente. Je pense que ça dépend de l’enfant, de sa personnalité, de son caractère. En tout cas il est clair que j’ai fait le choix que mon enfant soit la majorité du temps avec nous ses parents. Je n’ai pas envie qu’il soit conditionné par d’autres personnes qui n’ont pas ma vision de la vie. Je ne l’ai pas fait pour le laisser à d’autres. Quand je dis ça, je ne cherche pas à culpabiliser les parents qui font garder leur enfant. Je comprends très bien que ce soit nécessaire dans notre vie moderne. Chacun est libre de faire ses propres choix. Si si. Et l’idée de ne pas avoir le courage de s’occuper de ses enfants dans cette société m’est totalement recevable. Car la société dans laquelle nous vivons va à l’encontre de tout ce que sont les enfants. La joie, la spontanéité, l’entièreté des émotions, leur puissance, l’apprentissage par le jeu. Tout ça c’est banni par la société. Alors comme le travail d’éducation revient à faire nier aux enfants tout ce qu’ils sont naturellement, vous vous rendez compte du travail ? Vaut mieux laisser faire ça à des pros. Ils connaissent leur job. Surtout qu’il y a certains enfants qui ne se laissent pas faire, ils sont coriaces. C’est compliqué de leur faire nier leur nature profonde, ils se rebiffent… Et nous les adultes, on ne se rend pas compte que les enfants sont juste en train de se débattre pour essayer d’être eux-mêmes. A la place on va chez le médecin et on leur cherche des pathologies.

Mon fils a un très fort caractère. Je le remercie pour ça. A chaque fois qu’il s’en sert, je comprends que ce que je lui demande sur le moment n’est peut-être pas forcément adapté. Je ne cherche pas à le faire rentrer à tout prix dans un modèle d’éducation qui est appliqué à tout le monde et qui ne convient donc à personne. J’analyse la situation et je m’adapte.

Attention, je ne suis pas en train de dire que je lui cède tout. Mais je fais mes choix en conscience. Pas selon la « morale », la « bien-pensance », la « bienséance, » la « politesse », vous m’aurez compris. Ce ne sont pas les valeurs que j’ai choisies, ni pour moi, ni pour mon fils. Mes valeurs, celles que j’ai choisies et qui me parlent profondément ce sont la liberté, la beauté, la simplicité et l’authenticité.

Pour moi, tant qu’il joue, qu’il apprend la vie dans le respect des autres, du vivant et de sa sécurité, je le laisse faire volontiers. Il est vrai que la notion de respect est forcément large et que chacun a sa propre définition, j’en conviens. Tant qu’il respecte ma notion du respect, c’est ok…

Alors voilà ce qu’il se passe dans ma tête. J’ai décomposé le mouvement mais ça ne dure qu’une fraction de seconde.  « Pourquoi je lui demande de faire ça ? Parce que j’ai peur que l’entourage dise qqch ? C’est bon je laisse tomber. » « Pourquoi je lui demande de faire ça ? Parce que j’ai peur pour sa sécurité ? Ok, est-ce qu’il y a vraiment un danger là tout de suite ? Est-ce que je peux essayer de lui faire confiance ? Oui ? Non ? » « Pourquoi je lui demande de faire ça ? Parce que ça répond à quelque chose qui est vraiment important pour moi ou je pense que c’est vraiment important pour son développement ? Ok, je continue de lui demander ça. Tant pis s’il râle, c’est comme ça. »

Je t’invite vraiment, cher lecteur, à observer lorsque tu agis ou réagis, ce qu’il y avait profondément à la racine de cette action ou réaction. Est-ce que ça vient vraiment de toi ? De tes tripes ? De ton cœur ? Ou est-ce que ça vient d’un conditionnement ? Si ça vient d’un conditionnement, c’est ok et c’est normal. Rien que le fait de l’observer, c’est déjà le début du dé conditionnement. Cette observation, je t’invite à la faire sur toi-même et pas forcément lorsque tu es en interaction avec un enfant, mais le plus souvent possible. Cet article, là, sur les enfants, l’éducation, tout ça… C’était juste un prétexte pour t’inviter à regarder en toi, à aller observer à l’intérieur de toi. Et à t’inviter à être toi-même, et pas la version qui respecte les codes de la société.

Mon fils est une source d’émerveillement inépuisable. C’est aussi le plus haut challenge de toute ma vie. Qu’est-ce que j’apprends à ses côtés ! Je suis comme lui, j’apprends tous les jours. C’est grâce à lui que j’ai pu observer tous ces mécanismes inconscients que l’on a depuis l’enfance et qui nous empêchent d’être vraiment nous-mêmes. Ils ne sont pas à blâmer ces mécanismes. Ils sont là pour une bonne raison. Ils nous ont permis de grandir et de survivre dans notre environnement jusqu’à l’âge adulte, âge où l’on peut enfin décider que notre survie ne dépend plus de personne d’autre. On peut alors décider de les mettre de côté pour être pleinement soi-même. Pour agir depuis notre cœur et nos tripes. Et c’est super intéressant et enrichissant. C’est un premier pas vers la liberté.

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SOS : vie chiante dans couple pas adapté

Quoi ? Il y a des gens heureux en ménage ?

Cher lecteur. Je ne sais pas si tu connais des personnes dans ton entourage qui se font chier dans leur couple. Moi oui. Et j’ai tellement envie de leur dire que la vie vaut mieux que d’être rangée dans un couple gentillet jusqu’à la mort et de se faire chier parce qu’on n’ose pas faire des trucs qui nous font triper, de peur de blesser les autres, d’échouer, ou je ne sais quoi encore. Alors voici ce que j’ai envie de dire.

Premièrement, quand tu as peur de blesser les autres, tu te blesses avant tout toi-même. En quoi est-ce plus valable ou légitime ? Tu crois que tu vas recevoir une récompense pour ça ?  « Ok, moi je peux me faire tout le mal du monde tant que l’autre ne souffre pas ». Prends un peu de recul sur ta situation : soit tu es Supervictime (un héros de chez Marre-vel) et tu es né pour tout encaisser jusqu’à ta mort sans broncher, c’est ton destin. Soit ça ne peut pas marcher sur le long terme parce que l’autre, tu lui feras payer un jour d’une manière ou d’une autre de t’être « sacrifié » pour lui. Graaave.

Deuxièmement, quand tu fais ça, que tu n’oses pas faire ce que tes tripes te disent de faire mais que ton cerveau met direct du gros scotch jaune et noir tout autour de ta flamme en mode « police line, do not cross », et bah en fait tu passes à côté de ta vie. Tu passes à côté de l’essentiel : ce qui fait que tu es unique et que tu es toi. Ton cerveau sait que c’est dangereux d’aller par-là parce que si tu y vas il aura l’impression de ne plus rien contrôler. T’as pas un peu envie de savoir qui t’es ? Je veux dire, qui tu es dans le kiff, dans la joie, dans l’intensité de la vie. Je pense que savoir qui tu es dans la négation de qui tu es, dans le fait de t’imposer des choses que tu n’aimes pas et des relations qui te gonflent ça tu dois le savoir. Et si je me trompe, bah vraiment c’est tant mieux.

Voilà, si je me permets d’écrire tout ça, c’est parce que moi-même j’ai déjà été la personne qui n’est pas à sa place dans son couple. Et la vie s’est bien chargée de me le faire comprendre. Ça a mis du temps, ok, mais je l’ai compris. Et aujourd’hui qu’est-ce que je kiffe ma vie de couple. C’est pas une histoire de : oui mais ça fait longtemps qu’on est ensemble, c’est peut-être ça la vie, faut s’y faire c’est comme ça ». Non. C’est fini ça. Si tu kiffes ton couple, l’entité que vous formez à deux, autant que tu te kiffes toi et que tu kiffes l’autre, il n’y a pas de lassitude. Il n’y a que le choix de continuer chaque jour ensemble car cette journée vaut la peine d’être vécue ensemble. Parce que c’est une évidence.

Tu n’as jamais remarqué ? Quand on se pose une question, on a déjà la réponse en nous en général. On attend juste une confirmation de cette réponse. Donc si tu te poses la question de savoir si tu dois continuer avec ton mec (ou ta meuf), bah tu as déjà la réponse en toi ma vieille (ou mon vieux)… désolée… Bon, je ne dis pas qu’il faut le faire tout de suite là maintenant… mais sérieux, la vie est courte… alors pourquoi se faire chier encore et encore ? Suis tes tripes, éteint ton raisonnement… c’est ta meilleure boussole vers une vie passionnante et à ton image ! Ça fait flipper, mais c’est normal, tu es sur la bonne voie !

Pourquoi tu n’aurais pas le droit à une vie passionnante, intense, qui te fait vibrer ? Tu crois que c’est réservé aux autres ? Ou à personne ? Que ceux qui kiffent leur vie sont en fait des gros imposteurs ?

Je te laisse méditer sur la question…

PS : je remercie la personne de mon entourage qui se pose des questions depuis plusieurs mois sur son couple de m’avoir inspiré cet article 😉

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